La pratique âti prijjeetioiu, I, p
SOURCES d'éclaihaoë. 311
ment se compose de deux cylindres de OmOe de diitmètre et de ©""SO de long, fixés cOle il côle, horizontalement sur une planchette à poignée cenirole {fig. 133); un tube en cui%Te, en forme d'U, réunit ces deux cylindres dont les deux autres extrémités sont fermées par un écrou Ji tubulure; dans chaque cylindre glisse :\ frottement un fort rouleau de flanelle, enroulé
Fig. 131. Fig. 133.
sur un ressort à boudin formnnt cannl central. On remplit les tubes d'éther, et, lorsque la flanelle est bien imbibée, on renverse l'excédant. On fait alors passer dans l'appareil un courant d'oxygène qui se chnrge de vapeur d'élher et se rend au chalumeau en passant par l'appareil de sûreté.
On trouve depuis quelque temps dans le commerce unç préparation h. base de zircone, destinée à remplacer le crayon de chaux sur lequel on
FIg. 133.
faisait arriver la flamme du chalumeau ïi gaz. L'oxyde de zirconium, mélangé de divers autres oxydes, est moulé par compression énergique, de manière b, lui donner la forme d'une pastille lenticulaire de 0oi012 b. OmOlS de diamètre et d'environ un demi-centimétre d'épaisseur, que l'on peut fixer sur le support du bfilon de chaux dont loue les chalumeaux sont munis. On obtient ainsi une très belle lumière; la pastille de zircone résiste très bien aux changements de température et peut servir à un grand nombre d'expériences.
Le D' Renard a em|>loyé un dispositif qui consiste à se servir d'un bec de Bunsen alimenté par un courant d'air qui se charge do vapeur de gozo-
313 TRAITÉ ENCYCLOpAdIQUE DE PHOTOQEUPHIB,
lîne; le eournnt d'air est produU par nn soufflet à soupape pour éviter rRapiration du cdM du carburateur, et ce dernier est constitué par nn flacon laveur de Wolff ft demi-plein d'essence de pétrole ; le jet enflammé porte au rouge lilanc un treillis de pintine.
Dans la lampe Àuer, le treillis de (lis de plaUne est remplacé par un manchon conique, en tulle de coEon très pur {fig. 134), maintenu ouvert b, la base par un anneau métallique. Le manchon est préalablement trempé dans un liquide contenant des nitrates ou acétates de zircone, lanthane, etc. Ces manchons, imprégnés de ces sels, sont placés dans la flnmme d'un brûleur de Bunsen {fig. 115); il reste un squelette de cendres, cendres rapidement portées au blanc. On obtient ainsi une lumière blanche et Use, mais qui a l'inconvénient de présenter une surface un peu considérable.
Enfin, on a proposé d'alimenter la lampe Auer par l'air carburé. L'appareil se compose d'un carburalenr que l'on remplit à moitié de benzoline, et dans lequel l'air envoyé par une poire de caoutchouc vient barboter; il
Fig. 131. Big. 13S.
suffit de presser cette poire à l'aide du pied par petits coups répétés pour faire gonfler un ballon-réservoir de caoutchouc ; un double système de valves empêche les retours d'air. Cet air, saturé de benzoline, est conduit par un tube de caoutchouc à une lampe Auer, spécialement aménagée dans ce bat. Le pouvoir éclairant de cette lampe est voisin de cent vingt bougies*. L'électricité est utilisée en employant deux types de lampe : les lampes A
1, Fonrtier, Laprati^ue det pngtotfimt, p. ISl.
SOURCES d'éclairage. S13
arcetleslamposftincandescence. L'arc voltaîquepréseote un éclat variable. Les lampes à incandescence ont été modifiées de façon h ce que la lumière ne soit pas étalée sur une large surface. Molteni > n recommandé le modèle spécial construit par Edison pour les appareils de pi-ojection. Edison a contourné le filament, de manière h lui donner la forme d'une hélice légèrement aplatie, faisant environ liuit tours sur elle-même; la lumière est donc concentrée en une surface réduite. Il suffit d'orienter convenablement la lampe pour éviter les pénombres et lui faire donner son maximum de pouvoir éclairant qui peut atteindre cent bougies. En l'état actuel de la question, les lampes à incandescence ont un rendement bien inférieur à G«lui de la lampe à arc. M. Trouvé a récemment employé les lampes à
Fig. ISC
incandescence pour l'éclairage d'un appareil de projection ou d'agrandissement qu'il appelle auxanoscope.
On emploie fréquemment le pétrole comme source d'éclairage des appareils destinés 1*1 donner des images faiblement agrandies. Ce composé est souvent falsifié, tant pour le rendre combustible que pour en abaisser le prix de revient avec de l'essence. Le pétrole est bien rectifié et sans danger lorsque, porté à la température de 40», il ne prend pas feu au contact d'une allumette enflammée.
Avec la lanterne ii pétrole, le dispositif adopté est très peu encombrant. L'image projetée par l'appareil d'agrandissement est reçue sur une glace dépolie montée sur un porte-cbâssls à crémaillère (fig. 136). On peut donc faire la mise au point avec ou sans loupe aussi exactement qu'elle se fait dans la chambre noire. Avec cette disposition d'appareil, il est bon d'opérer dans une pièce obscure, condition qu'il n'est pas toujours possible de réaliser; dans ce cas, on relie l'appareil et le chftssis au moyen d'un manchon en ètofTe noire.
L'éclair magnésique offre une surface faible pour une lumière assez forte.
I. BtiBetin d« la Soeiété /rançaiie dt pheteçraphif, jnnviei: 1S92,
MM. Merville et Lanciaux ont construit un appareil permettant d'agrandir les images en les éclairant par Téclair magnésique. L'éclair peut être produit par n'importe quel appareil, pourvu que la source de lumière soit placée au moins h O^Oô du sujet à photographier.