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Traité de photographie stéréascopiquef p

ObJECTIFS SIÉRéoSCOPIQUES. 319

pose, OR refei-me le châssis et on change les objectifs de cdté; cela fait, on remet la cache, en ayant soin cette fois de la placer au-devant de la moitié supérieure qui ayant déjà posé se trouvera ainsi & l'abri; on fera une seconde pose. Au développement, le» deux images devront apparaître identiques et ne présenter aucun Qou dans chacune de leurs moitiés. Soit AG (jCg. i39) la première moitié do gauche et AD la première moitié de droite de la plaque ; appelons OG l'objectif de gauche et OD l'objectif de droite ; supposons que nous ayons une image AD très nelte et AG légèrement floue.

Si le manque de netteté provient de l'objectif OG, nous devons avoir BD moins net que BG. Il est très facile de se rendre compte de ce manque de "netteté en promenant une loupe à la surface du négatif.

Ce procédé permet de vérifier en même temps si les deux objectifs sont également lumineux. En effet, en supposant que l'objectif OG soit le plus lumineu.i, on aura AG et BD un peu plus intenses que AD ot BG ; si la différence d'intensité provient de vices de construction de la chambre ou du châssis, on aura AG et BG plus intenses que AD et BD.

Lorsque l'on a constaté par ce procédé que les deux objectifs ne donnent pas des images identiiiues sous le rapport de la netteté, il faut s'assurer que leurs embases arrivent au mâme niveau et que leurs moyens de fixation sur la planchetle sont tels que la distance de chacun d'eux à la glace dépolie soit la même. L'épaisseur des planchettes, leur disposition, celle des rondelles, des filetages de l'embase, etc., peuvent faire varier cette distance. Le premier procédé que nous avons indiqué permet d'éviter cette cause d'erreur.

Les deux objectifs doivent être placés de telle façon que leurs axes soient situés dans le plan horizontal passant par le centre de la glace dépolie. Les rondelles des objectifs sont fixées soit sur une planchette n" 4 de 0>xl5 de cAté, ou bien sur deux planchettes séparées de 0'^75; quant aux distances qui doivent séparer les centres des objectifs, le Congrès de Bruxelles, l«nu en 1891, a admis comme dislance minima des centres des rondelles 0i°065 et comme distance maxima Oin090. Ces nombres n'ont d'ailleurs rien d'ab-

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Bolu, et dans le tternier cas les planchettes portant les objectifs peuvent ëtro montées à déplacement, de manière k ce que l'axe do chacun des objectifs Goit daDS le pl&n vertical passant par le centre de Is moitié de la plaque

11g. lia

portant les deux images. C'est ainsi que si l'on opère sur plaque du format 0"13 X Oi^lS, les objectifs seront à une distance de OmOa. Certaines chambres noires portent un dispositif permettant d'éloigner ou de rapprocher les objectifs {/ig. i40)j mais le plus souvent il n'y a aucun avantage à modi-

Fig. m, Fig. U2.

fier d'une manière un pou sensible l'ècartement des objectifs. SI par un rapprochement exagéré on augmente le relief des premiers plans, les parties éloignées paraissent plates; si, au contraire, en exagérant l'écart on

CHAUBRES NOIRES. 331

donne du relief aux arrière-plans, ce sont les premiers qui n'en offrent plus. En pratique, il convient donc de fixer les objeclifs au centre de chacune des moitiés des plaques. Si les objectifs sont placés dans ces conditions, les images seront de même étendue pour chaque côté correspondant; chaque image donnée par les objectifs O et O' {fig. i4i) occupera toute la moitié de la plaque qui lui est réservée'.

1226. Chambres noires. — La chambre noire stéréoscopique constitue l'ensemble de deux chambres noires juxtaposées; il est utile que la cloison mobile qui sépare les deux chambres soit recouverte de velours mat, de manière à éviter tout reflet de lumière ù l'intérieur de la chambre.

Pour maintenir la chambre stéréoscopique absolument horizontale pen-

dant les opérations, M. Donnadieu fait appliquer sur une paroi latérale do la chambre et dans le plan de ta glace dépolie un fil à plomb; le dispositif consiste en une régie de cuivre bien dressée et posée bien parallèlement à l'arête de la chambre noire (fig. 142).

Les appareils stéréos copiqu es sont, en général, de petite dimension; aussi peuvent-ils fonctionner sur un ]iied et dans certains cas être tenus A la main (fig. 143). 11 est bon que la planchette portant les objeclifs puisse se renfermer à l'intérieur, de telle sorte que l'instrument étant replié, les objectifs soient garantis de tout choc par la chambre même.

Un viseur (fig. 144) permet, dans le cas d'épreuves instantanées, de s'assurer de la mise en place du sujet; on enlève ce viseur quand l'appareil est replié; ce viseur peut être remplacé par une simple alidade IJig. 145),

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