‹ Traité encyclopédique de photographieChapitre 124 sur 178 · FORMAT DES NÉGATIFS · texte numérisé non relu

FORMAT DES NÉGATIFS

lation A de cet obturateur (fig. 148) est rendue aussi douce que possible. Un caoutchouc C, d'une force jusle nâcessaire pour ramener le volet V, est attaché au bas et & l'intérieur du volet par l'une de ses extrémités , puis il passe à l'intérieur contre la face interne du volet. Il s'applique contre cette face, passe ensuite sous la charnière et va euân s'insérer sur la planchette qui porte le volel. Un simple fil est fixé en dehors et en bas du volet. Il suffit, pour manœuvrer l'obturateur, de soulever à volonté, plus haut ou plus bas, plus longtemps ou plus vite, le volet à l'aide du fil, manipulation qui se fait sans secousses.

Si les premiers plans du sujet que l'on photographie sont plus éclairés que les lointains, ce qui peut se présenter quelquefois, ils doivent poser moins longtemps que les autres. Dans ce cas, on renverse l'obturateur sur lui-même; on le place le haut en bas et on opère la traction par le bas. Le caoutchouc exerce l'action nécessaire pour refermer le volet, ce que n'eût pas fait la simple charnière h bouton, et, dans ces nouvelles conditions, la

pose s'effectue très facilement. Cet obturateur permet donc d'obtenir dos temps de pose instantanés, tout en permettant aussi d'ouvrir l'objectif pendant le nombre de secondes nécessaire si la pose.

1227. Format des négatUs. — 11 convient d'adopler la dimension O^IS X 0«»18 pour les négatifs sléréoseopiques ; c'est le format désigné sous le nom de demi-plaque par les décisions des Congrès de photogi-aphie. Cette dimension ne se trouvant pas toujoure dans Se commerce, on peut l'obtenir très facilement en partageant en deux, à l'aide d un diamant, la plaque normale ordinaire de 0»18 X 0in24 que l'on trouve partout. En se ser\-ant d'un calibre & couper les glaces {fig. i49), dont la régie R est maintenue par une vis de pression V dont on aperçoit le profil (fia iSO) l'opération se fait très régulièrement. On coupe la plaque du côté du verre, en appuyant la couche de gélatine sur des feuilles de papier buvard très propre, sur lesqueUes on passe de temps en temps le blaireau

3S4 TRAITÉ BNGTCLOPÉDtQUE DE PHOTOOR&PHIE.

pour éliminer les p«tila éclats des coupures, ceux-ci pouvant s'incruster sur la gélatine ou la rayer.

On a fait quelques épreuves stéréoscopiques sur plaques du format Q'o-M X Odi40 et O^Si X O^SO ; ce n'est qu'exceptionnellement que l'on peut avoir recours à des images d'aussi grandes dimensions, dont l'examen est assez fatigant pour les yeux de l'observateur.

g 2. — UA.TËRIEL POOR PHOTOGOPtES BTËAÉOSCOPtQCES.

1228. Photocopies sur papier. — Le matériel employé pour le tirage des photocopies slêréoscopiques sur papier ne diffère paa de celui que l'on emploie pour les tirages ordinaires; il est bon que les ch^is positifs

Fig. 119.

Fig. 151.

soient un peu plus grands que les négatifs, de manière à permettre plus facilement les manipulations du papier.

Le calibre en verre dépoli destiné à rogner les épreuves sur papier doit être de forme rectangulaire. C'est un reclangle de 0"70 de hauteur, et dont la longueur se compose de deux fois la largeur de l'épreuve (O'oOÔfi X 2 *= 0™i33), plus OrnOOi dislance des deux épreuves.

122d. Photocopies sur verre. — Le tirage des photocopies sur verre peut se faire soit par application du négatif contre la surface sensible, soîl en copiant le phototyj)e ft la chambre noire.

Si l'on n'emploie pas de châssis spécial, il faut couper les deux images positives pour les transposer et les monter sur verre, opération qui est assez délicate; il vaut mieux se servir du châssis à tirage stéréoscopique. Soit un négatif N (fig. iSt) dont les images D et G sont l'une à droite,

PHOTOCOPIES SUR VERRE.

l'autre à gauche. Le châssis positif qu'il convient d'employer est fait d'un cadre garni d'une partie pleine, au centre de laquelle on a ménagé un jour correspondant seulement à la grandeur F (fig, 152) de Tiniage positive

Fig. 152.

qu'on se propose d'obtenir; on donne à l'intérieur du châssis une dimension supérieure à une fois et demie la dimension totale de la plus grande plaque employée; on munit l'ouverture centrale d'un volet plein, qu'on

découvre au moment de la pose, comme dans le châssis rectographe, et'on garnit le châssis à l'intérieur d'une glace sur laquelle on fait glisser la plaque négative'; on place le négatif de manière que la partie G corres-

Fig. 154.

ponde à l'ouverture de pose, et on applique contre lui la plaque à imprimer P en la faisant buter contre le côté opposé du châssis : on reçoit donc l'image gauche G du négatif sur le côté droit de la plaque positive. Lorsque la pose est terminée, on exécute la manœuvre inverse : on repousse le

négatif en sens inverse, de manière qu'il vienne présenter son épreuve de droite D en face de Touverture (fig. i53), on repousse la plaque positive P contre le bord opposé pour qu'elle vienne appliquer sa partie gauche contre répreuve de droite du négatif, on exécute la seconde pose, et, au développement, les deux images G et D {fig, 154) sont transposées par

hig. 15Ô.

rapport au négatif. On peut effectuer cette manœuvre à l'aide du châssis rectographe (1196) muni de diaphragmes qui permettent d'allonger le temps de pose, qu'il devient alors facile de mesurer avec une exactitude suffisante pour obtenir l'égalité des deux épreuves.

M. A. Buguet remplace la face en bois du châssis rectographe et son ouverture â volet par une cache en carton ou en papier, qu'il applique à

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