MONTAGE DES ÉPREUVES
modifier facilement la nature de l'épreuve sur verre, ce qui n'est pas toujours facile par l'emploi du gélatino-bromure. Les épreuves obtenues par cas deux derniers procédés doivent être protégées à l'aide d'un verre mince recouvrant l'image.
Les glaces au gélatino-chlorure peuvent être employées pour le tirage des
Fig. 169.
épreuves sur verre à la chambre noire; mais, dans ce cas, le négatif doit ôlre éclairé à Taide de la lumière solaire ou de l'éclair magnésique ; la pose est, en effet, très longue lorsqu'on se sert de la lumière diffuse comme source d'éclairage.
1234. Montage des épreuves stéréoscopiques sur verre. — Dans le tirage à la chambre noire il vaut mieux présenter aux objectifs la face du négatif qui porte l'image; c'est donc la face du positif portant l'image
que l'on présentera aux yeux. Si l'image est obtenue sur plaque au gélatinobromure, il est inulile de la recouvrir d'un verre couvre-image; il suffit <le l'encadrer avec ces caches découpées que l'on trouve dans le commerce; on colle une étiquette sur la cache et tout est terminé. Il est inutile de doubler l'épreuve positive d'un verre dépoli, car tous les stéréoscopes sont munis de cet accessoire.
Quelques opérateurs préfèrent monter les épreuves avec uu verre dépoli, ou mieux un verre opale. Dans ce cas, le négatif copié h la chambre noire doit présenter la face verre aux objectifs. On monte l'épreuve positive comme l'indique la figure 166.
Si l'on se conlenle pour couverture d'un verre ordinaire, comme l'indique la figure 167, on applique les étiquettes sur la couche portant l'image, et les étiquettes, comme la couche, sont protégées par le verre couvre-image. EnHn, l'on peut adopter uu troisième mode de montage (fig. 168) : la couche de gélatine G est recouverte d"un couvre-image V, et derrière la face verre P on applique un verre dépoli D. Les étiquettes, encadrements, etc., se placent entre V et G. Ce système de montage est le plus cher, le plus compliqué et le plus incommode que l'on piiisse employer; il présente d'ailleurs l'inconvénient très sérieux de charger outre mesure les chaînes qui maintiennent les épreuves dans les stéréoscopes américains.
8 3. — DES STËRËOSGOPES.
1230. Diverses foirmes de stéréoscopes. — Lorsqu'il s'agit d'examiner des épreuves sléréoscopiques de grand format, comme celles faites
Pig. 170. Fig. 171.
sur des plaques de 0"'S4 x OmSO, ou O^SO x O^iO, on ne peut d stéréoscopes ordinaires, puisque les centres des images seraient écartés de 0"'20; il faudrait que les lentilles o'o' de l'instrument soient à O^aO de dislance l'une de l'autre {fig. 169). Il serait donc impossible de les pré-
BINOCLE STÉRÉOSGOPIQUE. 885
senter aux yeux; il faut qu'elles se présentent à leur écartement indiqué en oo'y on place en PP des prismes d'angle convenable, comme l'avait indiqué Dubosq.
M. Boyer emploie deux verres stéréoscopiques en leur donnant la forme rectangulaire. Ces verres, qui sont destinés à regarder des images de grande dimension, sont sertis dans un cadre en cuivre et montés comme une loupe ordinaire {/ig, i70). L'appareil ainsi disposé peut être promené sur les épreuves et permet de les examiner très facilement.
M. A. Buguet a fait construire un binocle stéréoscopique {fig, 17 i) : c'est un cadre formé de deux planchettes percées, entre lesquelles les verres sont incrustés; les deux planchettes sont reliées entre elles et recouvertes par un morceau de carton.
BIBLIOGRAPHIE
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Coupé (l'abbé). Méthode pratique pour l'obtention des diapositives.
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