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GRANDET R DES ÉTOILES

M. Wolf (Max.) évite les halos autour des étoiles brillantes en couvrant lo dos de la plaque d*un mélange d'huile de lin et de suie de pin *.

M. le l>r Gill 2, directeur de l'Observatoire du Gap, a obtenu une photographie stellaire de 2o X 2o et pour laquelle le temps de pose a été de trois heures douze minutes. Le négatif montre deux grandes nébuleuses, plusieurs amas de matières nébuleuses et un très grand nombre d'étoiles (30,000 à 40,000). Si une telle durée de pose avait été pratiquement possible pour la Carte du Ciel, c'est environ 300 millions d'étoiles au lieu de 20 ou iiO millions dont on aurait pu fixer l'image et la position actuelle pour les astronomes de l'avenir.

M. le Dr Max Wolf *, directeur de l'Observatoire d'Heidelberg, a prolongé la durée de la pose pendant treize heures pour la région du Cygne, et le négatif montre une nébuleuse nouvelle. Sur un autre négatif on aperçoit le déplacement d'une petite planète découverte par la photographie ; enfin, un troisième porte la trace oblique et rectiligne d'un bolide ou d'une étoile filante. Les étoiles brillantes de la région du Cygne seraient reliées entre elles et avec certaines parties de la voie lactée par des filaments nébuleux.

Le Comité international pour l'exécution de la Carte du Ciel avait proposé d'obtenir des étoiles types de onzième grandeur en réduisant à cet éclat celui d'étoiles comme de neuvième grandeur, et cette réduction devait se faire en plaçant devant l'objectif photographique un réseau métallique à mailles seri'ées (1247). On admettait alors, au moins implicitement, que la réduction d'éclat produite par un réseau donné devait toujours être la même pour les images oculaires et pour les images photographiques. Or, les recherches de M. Pritchard* montrent qu'il n'en est rien et que la réduction d'éclat est beaucoup plus grande pour les images photographiques que pour les images optiques, du moins dans les réfracteurs. Cette variation que Ton observe dans les effets produits sur l'objectif photographique et sur l'objectif astronomique tient à la différence môme qui existe entre les images formées au foyer de l'un et de l'autre instrument.

Pour mesurer avec rapidité et une exactitude suffisante les diamètres des disques des étoiles on opère d'une manière très simple à l'Observatoire d'Oxford : deux raies tracées sur verre se coupant sous un angle très aigu et dont l'une est graduée en millimètres permettent d'obtenir ce diamètre*. M. W.-L. Wilson a imaginé un nouveau photomètre photographique pour déterminer la grandeur des étoiles. Il consiste dans un appareil automatique qui peut être attaché à la lunette pour obtenir une série de poses de 100», 63», 398,8... dont les logarithmes diminuent en progression arithmétique, la différence constante étant 0,2. Deux séries de poses sur une étoile et sur l'étoile type permettent de conclure par comparaison la grandeur de l'étoUe «.

M. F.-H. Bigelow a cherché à déterminer l'intensité de l'image sur la couche sensible sans employer d'étalon de lumière'. Leuschner a montré qu*il existe de grandes différences sur la surface de la même couche sen-

]. BMetin attronomiqve, 1892, p. 232. — 2. QmpU rendu», 1892, 1, p. 940. — S. Ihid,^ 1892, J, p. 867. — 4. Ihid,, 1891, 11, p. 1016. — 5. BullHin astronomique, 1891, p. 398. — 6. Jbid , 1892, p. 271. — 7. Ibid., 1892, p. 70.

sible, c'est-à-dire que si la plaque est partagée en carrés on n'est pas sûr que deux carrés donneront la même densité à cause des variations de sensibilité dans les différentes parties de la couche et des changements d'éclat de rétalon lumineux. La qualité de la plaque n'est pas uniforme et la lumière n'est pas constante; c'est ce que prouve Texamen d'une série de plaques ayant servi pour Téclipse du ^ décembre 1889 à Cayenne, et sur lesquellps des impressions types avaient été faites avec un étalon lumineux. Entre le diamètre photographique d'une étoile et la durée d'exposition tj M. Chartier a trouvé la relation

D = Doty

Cette formule ne représente pas les résultats trouvés par M. Max Wolf ï, d'après des négatifs donnés par deux objectifs de 0,16 et et 0,06 d'ouverture ; ces nombres sont au contraire bien représentés par la formule

D=:Dolog< + Eo-

1249. Orandear des étoiles. — La seule méthode propre à obtenir les grandeurs photographiques des étoiles consiste à mesurer les diamètres dos points stellaires sur les négatifs; mais ces diamètres varient avec le temps de pose, la sensibilité des plaques, le révélateur, etc. M. Duner* a proposé un procédé pratique, basé sur la définition suivante des grandeurs photographiques. La relation entre l'éclat de deux étoiles qui diffèrent l'une de l'autre d'une grandeur photographique est exprimée par le facteur, par lequel on doit multiplier ou diviser le temps de pose d'une plaque donnée, pour rendre égal le diamètre de l'image d'une étoile, sur le nouveau négatif, à l'image de l'autre étoile sur le négatif donné.

ISttSO. Durée des temps de pose. — M. Pritchard' a fait connaître les temps de pose nécessaires pour obtenir des images susceptibles d'être mesurées et qui ne soient pas sujettes à passer inaperçues; d'après ses observations il faut :

Grandeur des étoiles.

Soirées les plos pures.

0ra20« 3ra20

Boit^ ordinaires.

0«n55« 5rol2 80ni00

Diamètre.

Pour que le tirage au gélatino-bromure montre les étoiles de onzième grandeur, il faut que le négatif porte une impression bien distincte des étoiles de douzième grandeur, ce qui exige treize minutes de pose en

1. Bulletin du Comité international permanent pour V exécution photographique de la Carte du Ciel, sixième fascicule. — 2. Bulletin astronofnique, 1892, p. 363. — 3, lbid.i 1891, p. 467.

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