‹ Traité encyclopédique de photographieChapitre 57 sur 178 · Pheto-GaxetU, 1882, p · texte numérisé non relu

Pheto-GaxetU, 1882, p

ESSAI d'un objectif. 1Ô7

Le centre de la mire étant à hauteur de l'axe de l'appareil , on met au point la ligne centrale en reproduisant les carrés de la mire en grandeur naturelle {fig. 43). La reproduction de cette mire inclinée à 45« sur Taxe de l'objectif permet de déterminer (à la distance près des points nodaux) la distance focale principale de l'objectif. On peut d'ailleurs, par la seule inspection de l'image négative, reconnaître le sens et la grandeur de l'aberration chromatique. On met au point la ligne centrale : sur le négatif, la distance de cette ligne à celle qui est reproduite le plus nettement représente très approximativement quatre fois la distance séparant le foyer des rayons lumineux du foyer des rayons visuels. L'examen du négatif montre d'ailleurs si le foyer chimique est du côté de L ou du côté de P.

On peut joindre par un trait continu les points de l'épreuve présentant le maximum de netteté. La courbe obtenue {fig, 44) représente la section de la surface focale par un plan incliné à 45° sur l'axe de la surface, et passant par le sommet de cette surface. Cette surface est de révolution autour de l'axe de l'objectif, et, en pratique, on cherche à aplatir le plus possible cette surface, à la faire confondre avec son plan tangent. En la remplaçant par la sphère osculatrice au sommet, on commet une certaine erreur; cependant, on peut admettre que la courbe obtenue en joignant les points présentant le maximum de netteté est une méridienne de la surface focale, surface que l'on assimile à une sphère de rayon R. En désignant par 2D la longueur de la corde ÂB , par d la flèche, nous aurons :

2d ' et comme d est toujours petit.

L'astigmatisme se reconnaît à ce que les lignes verticales, qui sont nettes sur l'épreuve, ne rencontrent pas des lignes horizontales dépourvues de netteté (fig, 45). Dans cette épreuve, la surface focale des lignes verticales est sensiblement un plan; il n'en est pas de même de la surface focale des lignes horizontales.

Si l'on gradue finement l'une des lignes horizontales de la mire et si l'on reproduit cette graduation en la plaçant à des distances de

plus en plus grandes, l'objectif travaillant à toute ouverture {fig. 46) ou avec petit diaphragme {flg. ■/?), on aura pour l'objectif à portraits une notion assez exacte de la profondeur de foyer.

Pour étudier la distorsion que peut présenter l'objectif, on dispose la mire perpeadiculairement à l'axe de l'appareil : on constate alors si la distorsion se produit en forme de croissant {fig. 48) ou en forme de barillet (/îff. 49).

1107. Choix des objectUs. — Les essais ayant permis de constater que plusieurs objectifs ne présentent pas les défauts qui doivent

Kg. *5.

les faire rejeter, on peut cependant hésiter entre plusieurs types

d'instruments, suivant que l'on désire faire des portraits (176), des

paysages (1*77), des reproductions de cartes, plans, etc. (179), des

épreuves instantanées (180). Chaque sorte de travail nécessite (tbéo-

luement du moins) un objectif spécial. D'une manière générale, on

tut dire que la valeur d'un objectif se mesure au produit du champ

1 netteté par la clarté, ou ce qui revient au même, les objectifs les

ieux construits produisent toujours par eux-mêmes les meilleurs

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