‹ Traité encyclopédique de photographieChapitre 70 sur 178 · Fhat. Xem, 21 iaUlet · texte numérisé non relu

Fhat. Xem, 21 iaUlet

1127. Pieds de campagne. — Il est quelquefois nécessaire pour la facilité du transport et lorsque la pose est finie de rendre indépendants l'un de l'autre le plateau supérieur, les trois branches articulées et la vis qui sert à fixer la chambre noire sur son pied; on parvient ainsi à réduire au strict minimum le volume de l'ensemble.

M. Fauvel a dans ce but adopté le dispositif suivant* : le plateau sur lequel se fixe la chambre noire est garni à sa face inférieure

Fig. 68.

d'une plaque circulaire en métal, munie de trois paires d'encoches circulaires en forme de virgules ab^ a%* (fig. 08); d'autre part, le bloc de bois B, qui relie les deux pièces de la plus grande brisure de chaque branche articulée, porte à sa face supérieure deux vis à tête ronde et à collet V montées sur une plaque de métal ; le diamètre de la tète de ces vis correspond à la partie la plus large a des encoches et celui du collet à l'extrémité étroite b. Les deux encoches ab a'b' de chaque paire sont du reste au même écartement que les vis V. Il en résulte qu'en posant les pièces l'une sur l'autre, de façon que les têtes de visV

1. SulUtin de la Société française de photographitj 1892, p. 6S.

PtEDS DE GÂMPAGNâ. l63

pénètrent en ao! des encoches, et les faisant tourner Tune par rapport à l'autre de façon à amener les vis au fond hV des encoches, la branche et le plateau se trouvent assemblés. On répète la même opération pour les deux autres branches.

Quant à la vis de la chambre, elle est construite de façon à présenter un collet plus étroit c entre le pas de vis et. la tête. Elle pénètre librement dans une ouverture circulaire O, percée au centre du plateau ; mais si alors on pousse une pièce mobile M qui glisse à frottement dur entre le plateau et la plaque métallique porte-encoches, cette ouverture centrale se trouve réduite aux dimensions du carré P, le pas de vis ne peut plus sortir, le collet conservant cependant toute sa liberté de mouvement. Dans ces conditions, le pied se trouve constitué et fonctionne comme à l'ordinaire. À la fin de la pose il suffit, après avoir enlevé la chambre, de tirer la pièce M pour que la vis s'échappe et de dégager les trois branches par un petit mouvement de rotation qui a pour efifet de ramener les vis d'assemblage en face des bouts aa' de l'encoche par où elles sortent librement. Ce pied permet d'obtenir une certaine stabilité de la chambre noire, grâce aux dimensions assez grandes que l'on peut donner au plateau.

M- Lacoste-Delpérier, afin d'obtenir une stabilité aussi grande que possible des branches du pied, dispose ces branches à tenons et mortaises de telle sorte que quand l'appareil est monté et les vis fortement serrées l'ensemble est très solide.

Cette condition de solidité est extrêmement importante lorsqu'on opère en plein air et que, sous l'influence du vent, l'ensemble de l'appareil a une tendance à osciller. Ces oscillations sont souvent imperceptibles, mais se traduisent par un manque de netteté de l'image. Pour éviter cet inconvénient, M. Berceon * se sert de trois lames de bois réunies à une extrémité par un pivot et terminées à l'autre extrémité par une petite fourche ; on engage cette fourche sous la vis de la première articulation du pied, on réunit ainsi les trois branches, et on obtient un tout rigide et solide, susceptible de ne pas osciller sous l'influence du vent et permettant de transporter facilement tout l'appareil sans déranger l'écartement des branches du pied. Ce petit accessoire est peu encombrant, fort léger, et peut facilement trouver place dans le sac qui sert à renfermer le pied.

M. Lebreton, dans le but de consolider le support de la chambre

L Phat. Gaaettâ, 1891, p. 42.

noire, a construit un pied à croisillons mobiles permettant de former un tout rigide. A la tète de chaque branche se trouve un pas de vis qui permet d'obtenir telle inclinaison que l'on veut de la chambre noire, ou bien d'obtenir une horizontalité complète de la base de celle-ci.

On peut réduire considérablement le poids et le volume des pieds de campagne en les construisant comme le fait M. Hanau. L'appareil est constitué par des branches rentrant l'une dans l'autre, de telle sorte que lorsque l'instrument est disposé pour le transport il n'occupe pas plus de O^^SO de longueur; en retirant les tubes rentrants à la manière de ceux des longues- vues, on peut donner au pied une longueur de 1"20.

S'il s'agit de supporter des chambres noires très légères, on peut se servir d'un pied peu volumineux. M. Van Assche * fixe la chambre noire sur une table en métal, munie d'une boule rotule avec vis de pression. C'est à cette table que se fixent les branches de pied; ces branches se plient en deux à l'aide d'une charnière et sont formées d'une baguette carrée en sapin de Riga de 0"017 de section. Du côté opposé à la charnière se trouve une espèce de cuvette guide en cuivre, fixée à la moitié supérieure de chaque branche; elle reçoit la partie inférieure qui s'y maintient à l'aide d'un bouton et d'un crochet.

1128. Support de chambre noire. — L'emploi du pied destiné à supporter les chambres noires n'est pas toujours possible. Lorsque l'on fait des photographies sur un navire (relevés de côtes, entrées de ports), lorsque l'on opère en ballon, il faut adopter un dispositif spécial pour suspendre la chambre noire. Pour ces sortes de travaux, M. Piver* se'sert d'un support très simple. Il se compose d'un anneau adapté sur une partie du gréement, au-dessus de l'endroit où l'on veut opérer. De cet anneau pend une corde {fig. 69)^ longue de quelques centimètres, au bout de laquelle est fixée une chape munie de coussinets qui supportent un fléau oscillant comme celui d'une balance. Deux cordes partant des extrémités de ce fléau saisissent l'appareil avec des porte-mousquetons à peu près un tiers à l'avant de la base de la chambre noire; deux autres cordes, un peu plus longues et attachées à l'anneau d'en haut, viennent s'accrocher de la même manière à l'arrière de la chambre, qui se trouve ainsi suspendue

1. Bulletin de la Société française de photographie^ 1891, p. 851. — 2. Ibid.^ 1891, p. 405.

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