CHAPITRE PRE3IIER
de courants produits par de l'électrlcilé à faible et à forte tension.
Le multiplicateur est, à la vérité, plus sensible que la balance électro-magnétique, mais aussi il ne possède pas les mêmes avantages que ce dernier appareil. Le premier doit être préféi'é quand il s'agit de constater l'existence et la direction des courants , et l'on doit employer la balance toutes les fois qu'il est nécessaire de comparer ensemble des cour;inls d'intensités très-diverses.
Pour mesurer les courants thermo-électriques, et les comparer aux courants élcctro-chitniques , ou se sert d hélices disposées comme celles que nous avons décrites précédemment, si ce n'est qu'elles ne sont formées que d'un double rang de circonvolutions.
iu5j. Applicjuons cette méthode, pour en montrer l'usage, à la détermination de la température des diverses enveloppes (|ui composent la flanune d'une lampe à alcool.
On sait qu'en plaçint dans une des enveloppes d'une flamme les points de jonction de deux fds de platine, n'ayant pas le même diamètre, réunis par un de leurs bouts et en communication j)ar les deux autres avec un multiplicateur tliermo-électri<|ue, on a un courant dont l'intensité dépend d(! la températiu-e (|ue possède l'envelojipe. On a trouvé avec le mullipiicateur, en admettant que le rapport constant qui existe entre la température et l'intensité du courant juscju'à 35o°, ait encore lieu pour des températures plus élevées, que i35o°, 1080 et "780" centigrades sont les températui'es des trois enveloppes principales de la flamme d'une lampe à alcool, ou du moins celles qu'acquièrent les fils de métal (|u'on y plonge; ainsi plus leur diamètre est petit, plus on obtient des valeurs approchées des températures des diverses enveloj)pes.
Nous avons voulu voir si l'on n'obtiendrait pas desi'ésultats à j)eu près semblables en mesurant les températures avec la balance électro-magnétique; les expéiiences ont été aussi satisfaisantes qu'on pouvait l'espérer : en effet ,
En plaçant les points de jonction à l'extrémité de la
•>. l4 DKSCIIIPT. D» I A UAL. ÉLIiCTRO-M AGNETIQUE.
flamme hli'iie, il a fallu tMiipIoyor, pour maintenir l'équilii)re, o"',0()5'2.t.
J'.ii les plaçant à rextrémité supérieuie de la flamme, on a en o"%()of\, et dans le ronge naissant, <>"',0(>3i5. Ayant reconnu que pour i"i5" centigrades de déviation de l'aiguille aimantée, il fallait, pour maintenir l'équilibie, un poids de (r'jOooS, on en a conclu que
0,005-25 correspondent à 1 3c)7'',5o 0,o()4 idem « 1081
o,oo3i5 idem j^ 877 ,^0
En opérant en même temps avec le multiplicateur, on a obtenu les résidlals suivants:
DÉVIATION
(le
l'aiguille aiinaiiti-e.