CHAPITRE IV
Procédé pour reconnaître s'il y a solution ou c031binais0n chimique dans le contact d'ln sel et de l'eau, et description de
L>il¥GR031£TRË THERMO-ÉLECTRIQUE.
127 T. M. Peltier, pour résourlre cette question, qui avait (l(*jà été abordée par nous (29, etc.), emploie les courants électricjues produits dans les réactions cliiniiqueis et les ciiangenients de lenipéralure.
Ou sait que lorsque les acides se coud)inent avec les alcalis, les rtïi ts électii(|ues sont l(ds, en général, (jue l'électricilé positive va de Taîcali à l'acitie, ec rcieclricilé îK'galivc de l'acide à l'alcali.
Il en est de même dans la combinaison de âeux corps, celui (pii joue le rôle d'acide prenant en général à l'autre l'élecliicilé pf^silive. Quand il y a simpleuu-nt solution, 011 n'obsei've rit^i de send)lable, connue nous Tavons prouvé il y a (piatorze ans. Pour reconnaître s'il y a combinaison ou solution, au moyen des effets électriques, on opère de la manière suivante :
On attaclie deux caj)sules en platine aux extrémités du fil d'un multiplicateur de >5,ooo tours, puis on établit la comnuniication entre elles au moyen d'une mèclie d'asbeste, d'un siphon en verre, ou bien en les rajjprocbant suffisammenl pour qu'd n'y ait entre elles qu'un intervalle capillaire, qu'on remplit avec une goutte d'eau. Dans l'une des capsules on verse de l'eau distillée, et dans l'autre la solution qu'on veut examiner; si lé corps
a/|4 PROC. POUR RKCON. s'iL T A SOL. OU COMB., ETC.
est solide et qu'on veuille reconnaître ce qui se passe au moment même de la désagrégation des j)articulos, on remplace une des capsulfs par une pince en platine, entre les brandies de la(|uc'lle on place ce corps, dont on plonge une partie dans l'eau de l'autre capsule. Les courants électri(|ues indiquent alors s'il y a combinaison ou non ; mais comme il y a en même temps élévation ou abaissement de température, M. Pellier a mis à profit ces effets pour décider l'alternative.
l'i'j'î.Vouv mesurer la température, ce pbysicien fait usage d'un appareil qui, en raison de sa gi'ande sensibilité, remplit les fonctions d'un bon Ingromètre. Il se compose d'un support de plusieurs couples thermo-électriques bismuth et antimoine, dont le nombre est au moins de trois, afin de former un trépied, dont les extrémités supérieures touchent la capsule (|u'on pose dessus. On peut augmenter ce nombre jusqu'à huit ou dix.; mais la difficulté de metti'e en contact immédiat chacun des couples avec la capsule, en rend l'exécution très-difficile; la capsule ellemême n'étant pas bien sphéri(jue, laisse des intervalles entre sa paroi extérieure et certains couples qui, alors n'étant plus actifs, ne fout plus qu'altérer la conductibilité du circuit total. Les éléments de ces couples ne se placent pas comme dans les piles ordinaires; ils doivent être mis l'un à côté de l'autre en foiine de couronne, afin tle faciliter le contact de chacun d'eux avec la capsule. Cette petite pile est en relation avec un multiplicateur dont les proportions varient connue les couples qui la composent. Avec trois couples on emploie un niultij)licateur de 38 tours, formé d'un fil de cuivre ayant 2""' ,6 de section; pour les piles de cinq couples, un autre de 80 tours d'un fil de moindre diamètre, et enfin de 1 5o tours pour celles de dix. couples. Cette pile, souteiuie à quel(|ues centimètres de hauteur par une tige vissée dans un socle, est parfaitement abritée des rayonnements calorifiques des corps voisins et des courants d'air qui pourraient influer inégalement sur la température des soudures. On les entoure de deux tubes en carton ou eu ivoire, laissant un vide