CHAPITRE IV
Les résultats consignés clans ce tableau montrent que l'on peut diviser les corps en trois sections : la première comprend les corps qui ne donnent aucun signe, ou des signes faibles d'électricité, soit dans leur désagrégation, soildans leur dilution ; ce sont ceux qui donnent le plus d'abaissement de température, en ayant égard à leur degré de solubilité; la deuxième, les corps qui donnent des courants suffisants pour avoir une élévation de température qui diminue ou neutralise le refroidissement de leur liquéfaction; et enfin la troisième renferme les corps dont les courants indiquent une combinaison assez intense pour élever la température du liquide : ainsi le nitrate d'ammoniaque fait partie de la première section; la solution d'iode et le chlorure de plomb font partie de la seconde; les acides sulfurique, nitrique. . . , les alcalis, font partie de la troisième. La seconde et la troisième section peuvent être divisées en deux classes : l'utie contenant les corps qui se comportent comme les acides servant de types , et l'autre contenant les corps se comportant comme les alcalis types.
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CIUflTJlE V.
PROPRIÉTÉS qÉXÉRALES DES COV|i^XTS ^lAq^NÉTOr
l4.EÇTUiQi;K§.
r-ky/j- M. ATîftusTF. DklaéiVe vient récemment f\é piihlier des ret lierclics iiitéressaiit<'s sur les [iiopri^lés des courants niîigiicto-éleclricjucs. Il a coinmencé d'abord par ^UidiiT l'influencée qu'exerce sur riulensilé de leurs effets la vitesse plus ou moins grande avec !a(|Ut'lle ils se su((è.lenl. 1! a trouvé (jue lorsqu'on introduit dans le circuit uu lliennoiuèlre niétalli(|ue convenablement disj)osé, le theruiouièîre de lîrcgiiet , rii<Mice s'échauffe de y", (|iiand d n'y a (|iie deux (ourants alteniativeinent contraires par seconde, qu'elle s'échauffe de 55° (piand il y a ncid Courants, de i oo" (piand il y en a 20, de i33 quand il y en a /|t), et (pie l'on finit par fiire rougir un fil fin de platine quand on augmente sulfisainment le nond)re di; courants.
iin!j. Les effets chimiques sont soumis à la même influence; mais si l'on dépasse une certaine limite, la décomposition se ralentit. M. Delarive a trouvé, par exenqjle, (jue pour obtenir la même quantité de gaz dans la décomposition de l'eau , il faut :
To5o courants quand il y en a f/j par seconde. 46'i 28
ÇIÏ4PITRE V. a|t
Ces nombres nous iiuliqurnt que l'influence de la vitesse avec la(|uelle les courants se succèdent , ne consiste pas seulement en ce qu'il y a un plus grand iionir bre de coûtants dans un temps donné, mais surtout en ce que riulensilc individuelle de chaque courant éprouve une augmentation considérable. C'est principalement dans les effets physiologiques que l'on observe l'influence de la vitesse dans la succession des courants. Ces effets sont beaucoup plus énergiques que ceux (jui sont pi'oduits par les courants voltaiques, et dépendent très-profc'ahlement de la discontinuité et de la direction alternativement contraire des courants.
Quand on fait passer les courants magnéto-électriques dans des conducteurs métalli(|ues et liquides, on trouve que la résistanci> que ces courants éjDrouvent, (juatul on augmente la longueur du circuit, (|iu'lle qiu^ soit leur natur*', es! coiisidéralde et bien plus grande f|ue celle qu'éprouvent les autres espèces de coûtants. Il n'en est plus de même si le conducteur est betcMogetu' : la lésistance paraît au contraire moindre. De l'eau acidtdée conduit les courants qui nous oc-cupent tout aussi bien lorscprelle est partagée en deux ou plusieurs comparlimenls par des dia|)bragmcs de platine, (jue lois([u'el!e forme luie masse continue.
M. D(;laiive, en étudiant l'influence qu'exercent sur les courants magnéto-électri([ues l'étendue et !a forme du conducteur métallicjue (pii sert à transmettre ces coul'ants dans le liquide, a trouvé que les gaz (|ui se développent avec abondance, lorscjue les conducteurs mélallicpies sont des lames étroites ou de simples fds , ne se dégagent cpie peu ou point quand ces conducteurs, toutes choses égales d'ailleurs, sont des lames dont la surface présente uiu^ étendue un peu considérable de 4 à 8 centimèties carrés au moins. Il s'est servi pour cela de solutions ac'des à différents degrés de concentra(ion , de fîls et de lames de platine: il avait j)lacé le thermomètre métallique dans le circuit. A mesure qu'on enfonçait la lame dans le liquide, le dégagement de gaz diminuait,