‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 137 sur 176 · DU POUV. CONDUCT. DES MET. ET DES LIQ., ETC · texte numérisé non relu

DU POUV. CONDUCT. DES MET. ET DES LIQ., ETC

démontrée. Nous en prouvâmes immédiatement après l'exactitude dans des portions détachées d'un circuit voltaifjue ; la marche que nous avons suivie pour cela est à l'abri de toute objection.

MM. Ohm et Pouilietont envisagé la question d'une manière jikis générale; ils ont déterminé le pouvoir conducteur dans un circuit complet, parcouru par de l'électricité émanant d'une source (|uelconque, la source faisant partie elle-même du circuit; leurs recherches ont montré (ju'une source thermo-électrique restant la même, l'intensité du courant ([u'elle produit est en raison directe de la section et de la conductibilité du fil de métal qui forme ce circuit et en raison inverse de la longueur du fil, la résistance de la source étant exprimée en fonction d'une certaine longueur du fil. La loi est donc la même que pour une portion du circuit.

Rien n'est plus facile que d'établir les formules qui représentent cette loi dans des circuits homogènes, ensuite dans des circuits hétérogènes.

Supposons que l'on présente successivement à une même source thermo-électrique deux circuits différents, dont le premier a une longueur A, une section S, et une conductibilité C; l'autre, ayant une longueur L', une section S', et une conductibilité C', et que l'on désigne par T l'intensité du courant qui se développe dans le premier circuit, et par X celle du courant qui se développe dans le second, on aura

Si l'on veut avoir l'intensité du courant produit par une source thermo-électrique quelconque , lorsque le circuit est composé de divers conducteurs, de longueur, de section et de conductibilité diflérentes, on peut trèsfacilement établir les formules des intensités. Considérons d'abord deux circuits différents, l'un homogène, ayant une longueur L, une section S, et une conduc-

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tibilité C; l'autre hétérogène, composé de diverses parties successives ayant des longueurs, des sections et des conductibilités différentes. Si Ton prend pour unité de longueur L, et pour unité d'intensité E, on aura en esignant par l , t , c , e , s , s , les parties corres-

pondantes à L, C et S, X =

jn r, J etc.

L'exactitude de ces formules a été vérifiée par l'expérience.

i2'jS. M. Pouillet a clierché les lois des intensités dans des circuits complexes, par des dérivations simples, afin d'expliquer une foule de faits qui embarrassent quelquefois les physiciens quand ils ne soumettent pas au calcul les résultats de l'expérience.

Prenons un élément bismuth et cuivre (fig. t 2), dont les soudures /• et r ne possèdent pas la même température, ayant un fil adjonctif de cuivre a' acbb\ et un autre a d b ; le courant produit par l'élément se par* tageendeux : une portion suit le circuit «Vzc^Z'', une autre le ciiTuit a cil). Le courant qui existait avant que le fil adb fût ajouté, est le courant primitif, le courant partiel est la portion du courant qui passe par l'ancien fil, entre les points de dérivation a et b^ et le courant dérivé est celui qui suit la dérivation a d b. Le courant principal est le courant qui passe dans le circuit quand la dérivation est faite. La loi des intensités permet d'établir l'intensité de tous ces courants.

En appelant T l'intensité du courant primitif; X. du courant principal;

Y du courant partiel;

R du courant dérivé;

L la longueur totale du circuit ;

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/z/ la distance des points a et h; k n l la longueur entière du fil tli^ dérivation (idh, co {|iii signifie que cette longueur est égale à /• fois rintervalle de dérivation al;

— la section du fil de dérivation adb^ s la section du

fil ab^ on en déduit facilement

T(/^X-4-i) pk + I — n

T.pk pk -h I — n

Tj

Rien n*est plus simple que d'étendre ces formules aux dérivations multiples.

Ces formules ont été vérifiées, comme les précédentes , par l'expérience, et ont mis à même M. Pouillet de constater les propriétés suivantes des couiants thermoélectriques.

Dans un courant thermo-électrique parcourant des fils de différentes sections, la force élémentaire est la même danstousles points; commedu resteon lesavaitdéjà. Lorsqu'on prend des intervalles égaux sur différents fils, les courants dérivés ({ue l'on en tire ont des intensités différentes , qui sont à j)eu près en raison invei'se des sections des fils dans l'intervalle de déiivation; si les fils sont hétérogènes, il faut avoir égard, non-seulement aux. sections, mais encore à la conductihilité.

iià-yg. Après avoir déterminé par le calcul les lois relatives aux phénomènes d'intensité des courants thermo-électriques dans des éléments simples, M. Pouillet a résolu les mêmes questions pour les piles formées de la réunion d'un certain nombre de paires, et dont plusieurs avaient été également traitées, avant lui, par Ohm. Voici

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