SUR LES RAPP. MAGNÉT. GÉNÉR. DES METAUX
M. Faraday a reconnu que le cobalt et le chrome, dans un très-gi-and état de pureté, ne sont pas magnétiques, et que, toutes les fois qu'ils possèdent cette propriété, ils ne la doivent qu'à des traces de fer ou de nickel que l'anaK'se indique.
i3oo. Cet habile pbysiclcn, api'ès avoir vérifié les expériences de M. Barlow sur les conditions magnétiques du fer chaud, a cherché si le nickel se comportait comme le fer; il a trouvé f|ue la température où il peid ses propriétés magnétiques est beaucoup plus basse que dans le fer, mais qu'elle est également définie et distincte. Chauffé et ensuite refroidi, ce métal reste non magnéti(|ue longtemps après que sa température est descendue audessous de la chaleur visible dans l'ombie. Quehjues expériences lui ont indiqué que la température propre à enlever au nickel son magnétisme est d'environ G3o degrés. 11 suffit d'un léger changement dans cette limite pour lui donner ou enlever cette propriété.
i3o I . Suivant lui , bien qu'on n'ait pas observé encore le magnétisme dans tous les métaux, parce qu'on n'a pu obtenir une température assez basse, tous les métaux cependant doivent avoir des lapports magnélic|ues semblables tels, qu'il y a poLU" chacun d'eux ime ceitaine ' température au-dessous de laquelle ils sont magnétiques à la manière du fer et du nickel, tandis que lorsqu'ils la dépassent, ils ne peuvent développer cette propriété; il paraîtrait donc que cette capacité pour le magnétisme dépendrait, comme la volatdité et la fusibilité, d'une relation particulière entre les molécules des corps.
i3o2. M. Faraday désirant connaîtie la relation entre la températuie qui enlèverait à ui\ aimant son pouvoir sur le fer doux, avec celle qui priverait ce dernier de sa faculté d'agir sur l'aimant, a élevé graduellement la température de ce dernier. Il a trouvé qu'à peine au point d'ébullition de l'huile d'amande, il pei'dait sa polarité presque soudainement, et agissait ensuite avec un aimant comme du fer doux refioidi; qu'il fallait ensuite l'élever tout à coup à la chaleur orange pour qu'il perdît