PE LA LUMIERE ELECTRIQUE PRODUITE DANS LA DÉCHARGE DE LA TORPILLE
i3o8. ÛNa vu(i)que Walsh, Ingenhouze etFaklberg ont avancé avoir vu une étincelle clans la décharge du gymnote, tandis que d'autres physiciens n'ont pu observer ce phénomène dans les circonstances les plus favorables. Lo P. Santi-Linari est parvenu à tirer l'étincelle de la toi'pille de la manière suivante (2) : il a pris un tube en verre recourbé en U, rempli en partie de mercure, à chaque extrémité du(|uel était fixé, au moyen d'un bouchon de liège et de cire d'Espagne, un fil de fer dont l'un des bouts s'arrêtait à une très-petite distance de la surfice du mercure. L'appareil était fixé avec du mastic sur un socle de bois enduit de vernis. Les extrémités des fils de fer situés en dehors du tube étaient mises en communication avec des fils très-courts de platine, terminés par des laiîies du même métal, destinées à mettre en communication l'appareil avec diverses parties de la torpille. En établissant cette communication, il a obtenu une étincelle électrique visible, même pendant le jour, a l'endroit où les conducteurs étaient interrompus. Le P. Linari a répété l'expé-
(i) J. IV, p. a56.
(a) Biblioth. univers, de Genève, t. viii, 1837.
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rience avec des hélices et des spirales électro-dynamiques, de la manière suivante : ayant pris un fil de cuivre de 5'y'7 mètres de long, il en fit deux hélices droites et trois spirales planes carrées; il introduisit dans une des hélices un cylindre de fer doux, et le système d'iiélices fut Hé ensemble et terminé par deux lames d'argent munies d'un manche isolant. Il pratiqua une interruption dans la portion du fil qui réunissait la dernière hélice avec une des lames d'argent, et les extrémités du fil dans cette interruption furent plongées dans le mercure et bien amalgamées. La torpille ayant été essuyée, fut posée sur une lame de verre, avec une des lames d'argent sur le dos et l'autre sur le bas-ventre. L'animal ayant été irrité, un des bouts du fil fut plonge dans le mercure , puis retiré légèrement et replongé de nouveau. M. Linari aperçut alors l'étincelle qui éclatait entre le fil et le mercure. Il la vit également en se bornant à frotter l'une conti-e l'autre les deux exti'émités amalofamées du fil ; avec une seule torpille, M. Linari a obtenu jusqu'à TO étincelles de suite, très-visibles et brillantes.