SUBSTANCES
soumises à l'eupéiienee.
Peioxide de manganèse, .-Jl'Iatine
DURÉE da
rimmersion.
15 minutes 30 Idem...
I heure. . .
.3 Idem. . .
9 Idem.. ..
24 Idein....
Anthracite.
l'Ialine
Eau
... 15 minutes,
... 30 Idem . . ,
... I heure. . .
,-|- 3 Idem. , .
DEVIATION
de
l'aiguille aimante'e.
Cirhone de fer -J-
Platiiie.
Eau. . , .
15 minutes.
30 Idem
I heure. . .
3 Idem.., .
Des faits précédents nous pouvons conclure, i** que lorsque le platine, l'eau et une substance minérale conductrice et difficilement altérable par elle, forment un circuit fermé, il se produit une décharge électrique instantanée, analogue à celle que donne la bouteille de Leyde, à l'instant oii l'on ferme le circuit; i° que l'on ne peut obtenir une seconde décharge qu'autant que le circuit reste interrompu pendant quelque temps; 3" que la décharge est d'autant plus intense que le circuit est l'esté plus longtem]:)S interrompu; 4° que l'accroissement, dans l'intensité de la déviation, a une limite quiestdéterminée parla tendance que possèdent les deux électricités V. 3
34 CONSFDÉllATIO.XS GÉ.VÉRALFS.
dégagées à franchir la surface du courant, pour reformer du lluide iieutie, leiidancequi dépend do la conductibilité des corps et des causes qui font varii'j- leurs propriétés électriques. Analysons ce pliénomène : l'effet produit ne doit-il pas êtie attribué à un excès d'électricité libre, dégagée dans la réaction très-lente de l'eau sur le minéral, lequel excès, en raison de sa mauvaise conductibilité, est resté engagé entre ses particules, où il s'est accumulé jusqu'à un certain degré, de manièi'e à produire ensuite une décharge, quand on établit la communication de la manière indiquée? C'est ce que nous ignorons. Tout porte à croire que les deux électricités dégagées se trouvent en équilibre à la surface de contact des deux corps qu'elle ne peut franchir, comme dans le condensateur, où la couche isolante s'oppose à leur recomposition.
io58. Nous voyons bien qu'un minéral suffisamment bon conducteursecharge d'un excès d'électricité libre,qui est dissimulé par l'excès d'électricité contraire que prend l'eau; mais cette dissimulation est-elle complète, surtout dans les corps où la conductibilité n'est pas aussi grande que dans les métaux? Pour le savoir, il faut plonger à moitié dans l'eau un morceau de peroxide de manganèse cristallisé, d'un certain volume, puis le toucher avec les deux bouts du multiplicateur, en divers points, afin de s'assurer si ces points possèdent ou non lu même espèce d'électricité. L'expérience prouve qu'en touchant, d'une part, à peu de distance de la surface immergée, et de l'autre dans la partie la plus éloignée, on a un courant dirigé dans un sens tel que celle-ci fournit l'électricité négative. Cet effet doit être attribué à une petite couche d'eau hygrométrique, adhérente à la surface ilans la partjo inférieure; car on peut obtenir le même effet en aj)pli((nant à deux points du minéral, (pii ne donnent pas ordinairement de courant, les deux bouts du lil du multiplicateur, dont l'un a été plongé préalablement dans l'eau, puis essuyé. I.a petite (juantité d'eau hygrométrique c|ui reste suffît pour réagir sur le peroxide de