S RÉSULT. DES EXPER. COMPAR. FAITES SUR, ETC
1095. De nouvelles épreuves, faites sur le brick l'y/ctéo/i(^\), ont montré que pour le bronze, comme pour le cuivre, l'usure a été plus forte à l'avant qu'au milieu, et plus forte au milieu qu'à l'arrière. Le rapport de la perte totale absolue du cuivre à celle du bronze a été de 2, 260.
1096. La marine marcbande s'est occupée aussi de l'emploi comparatif du cuivre et du bronze pour doublage des bâtiments (2). M. J. Winslow , armateur du Havre, est le premier (jui ait fait des observations à cet égard. Il a fait appliquer sur le baleinier le Bourbon^ en i83u, -lo feuilles de bronze pesant cliacune 7 livres, et à côté même nombre de léuilles de cuivre d'un poids égal à celles de bronze. Ce bâtiment a fait deux voyages pour la pêclie de la baleine avec ce doublage. Le premier a duré 8 mois 1?) jours et le second 6 mois. Au retour, en mai i834, une partie des feuilles de cuivre étant usée, on fît dédoublei* le navire et l'on pesa séparément les feuilles de cuivre et les feuilles de bronze qui se trouvaient en contact les unes avec les autres. On a constaté (|u'aucune feuille de bronze n'avait perdu plus de 4 onces de son poids primitif, tandis que cbaque feuille de cuivre avait généralement peidu une livre et demie. La surface du bronze («tait très-nette et très-unie, et aucun corps étranger ne s'y était déposé.
M. Mortemar, armateur maritime (3), a fait également des essais avec le navire baleinier le Caclialot^ qui a fait [9 mois de campagne, dont \'j sous voile.
Les personnes qui ont assisté à l'examen des feuilles de cuivre et de bronze, ont été partagées d'opinion sur l'état de leur conservation. Elles ont été d'avis que si les doublages en bronze présentaient toujours la supériorité sur les doublages en cuivre, elle était loin d'être aussi
(1) Annal, mariliines, t. lvii, p. 908.
(2) Annal, niaiit., t. liv, p. aSi.
;\^ Annal, marit. , t. t.mi, p. 74.