LA LUSETTE A DR01TT
pointe N.
piinlc S.
pointe N.
A GilCBI
pointe S
Kelèvement moyen N. 48° 57', 4 E.
Relèvement astronomique.. .. N. 55 23,6 E.
Déclinaison définitive.
L'accord presque parfait qui existe entre toutes les moyennes est une garantie complète de la bonté des observations, et, par suite, de l'exactitude du résultat final.
Comme on n'obtient pas à la mer la même précision qu'à terre, il faut multiplier les observations d'azimut et d'amplitude, matin et soir; on obtient alors par des moyennes des résultais dont l'exactitude est justement appréciée dans les reconnaissances Hydrographique?.
§ IV» Boussole du capitaine Kater pour relever la position d'un point éloigné.
Cette boussole (,fig. i ) se compose d'une boîte circulaire en cuivre, de 60 et quelques millimètres de dia-
mètre, et dont le fond porte à son centre un pivot d'acier, terminé par une pointe très-fine, sur laquelle on pose une aiguille aimantée, pourvue d'une chape en agate. A celle aiguille est adapte, comme dans les boussoles marines, un cercle de corne ou de carton trèsmince, divisé en degrés, et dont le zéro correspond à la pointe nord. On place sur la boîte un verre pour garantir l'aiguille des agitations de l'air.
Deux autres pièces, A et B, sont adaptées à la boite. La pièce A est une lame de cuivre, perpendiculaire au plan de la boîte, et percée «à son milieu d'une fente, au centre de laquelle est u\\ fil tendu , très-fin, qui, pendant toute la durée des observations, est perpendiculaire au plan de la division circulaire. Celle condition est remplie en le tendant au moven d'un poids, et calant l'instrument jusqu'à ce que ce fil soit on contact avec un trait F'.
La pièce B est composée d'un petit trou, auquel on applique l'œil pour voir le fil et la mire; d'une petite lentille hémisphérique, doublement convexe, c, pourvoir les divisions amplifiées de l'échelle , qui sont réfléchies sur un miroir d'argent M. La lentille et le point T sont tellement rapprochés que l'on peut voir en même temps dans l'une et dans l'autre; il en résulte; que le fil paraît comme un trait délié sur l'image réfléchie des divisions qui lui sont diamétralement opposées.
Voyons maintenant le parti que l'on peut tirer de cette disposition, quand l'instrument est horizontal. Supposons qu'on le tourne jusqu'à ce que le fil vienne se projeter à 1800; la ligne de vision coïncidera avec la direction même de l'aiguille, et la déclinaison des objets sur cette direction sera nulle.
En tournant la boîte horizontalement d'un certain nombre de degrés, le rayon visuel sera dirigé vers d'autres objets; l'aiguille qui ne change pas de position maintiendra fixe la division circulaire, et le fil de la pièce A viendra se projeter sur un autre nombre de degrés, à l'aide duquel on mesurera l'angle parcouru.
BOUSSOLE DES VARIATIONS DIURNES
La boussole dont on se sert ordinairement pour observer les variations diurnes de l'aiguille aimantée, Planche II, fig. 3, est composée des parties suivantes:
R. Table de marbre blanc sur laquelle reposent les colonnes et la boîte de l'instrument.
B B. Colonnes portant l'appareil de suspension.
A. Petit treuil destiné à élever ou abaisser les fils de suspension.
C C. Cadre à glaces pour recouvrir la suspension, afin que l'air ne puisse entrer dans la boîte ni agiter les fils.
D D. Microscopes pour observer les extrémités de l'aiguille aimantée.
EE. Viroles à travers lesquelles passent les microscopes.
F F. Loupes pour faciliter la lecture de la graduation sur les échelles.
G G. Réflecteurs pour éclairer la graduation.
HH. Vis de rappel servant à faire coïncider les microscopes avec les extrémités de l'aiguille.