‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 151 sur 397 · CHAPITRE PREMIER 2 1 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER 2 1 I

« Les auteurs qui appellent encore la boussole un « instrument doué de la propriété de se diriger constam- « ment au nord , renonceront pour toujours , il faut l'es- « pérer, à une définition aussi erronée, après avoir vu « que dans l'espace de quelques centaines de milles, la « fleur de lis qui correspond à l'une des pointes de l'ai- « guille, a marqué successivement l'est, l'ouest, et même « le sud, dont elle n'était éloignée que de i4° 10' le 28 «août 181Ç). Par qi° 47' de longitude, la déclinaison « de l'aiguille, comme on le voit dans le tableau p. 204, « était égale à 1280 58'; 200 plus à l'occident, cette dé- « clinaison déjà devenue orientale égalait 11 7° 02'. » Sous un méridien intermédiaire, si les observations avaient pu être suffisamment multipliées, on aurait donc trouvé une déclinaison nulle, et l'aiguille aimantée se serait exactement dirigée au sud. On ne s'éloignera pas beaucoup de la vérité, en supposant que dans le parallèle de 74° t Ie méridien magnétique coïncide avec le méridien terrestre, ou devient une ligne sans déclinaison, sous le 102e degré environ de longitude occidentale, comptée de Greenwicb. Dans le chapitre suivant, je donnerai les inclinaisons obtenues par le capitaine Parry.

Aujourd'hui, à laide des méridiens magnétiques de M. Duperfey, dont nous parlerons plus loin, on conçoit parfaitement comment il se fait que dans les régions polaires la déclinaison éprouve des variations notables, quand on parcourt de faibles distances sur le même parallèle.

Page 1