‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 18 sur 397 · CHAPITRE IV. 2C · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. 2C

et W. Bailly, qui accompagnaient le capitaine Cook, l'ont quelquefois exécutée. Le capitaine Duperrey emploie encore une autre méthode que je vais indiquer. Elle consiste à déduire l'inclinaison magnétique des forces qui agissent sur l'aiguille aimantée, avant et après le renversement des pôles, d'abord dans le plan du méridien magnétique, puis dans un plan perpendiculaire à ce méridien.

Si l'on représente parN le nombre d'oscillations faites par l'aiguille d'inclinaison dans le plan du méridien pendant le temps T ; par IN' le nombre d'oscillations faites pendant le même temps dans un plan perpendiculaire ; g et g l'intensité des forces magnétiques qui sollicitent l'aiguille à prendre la direction de l'inclinaison dans le premier plan, et une direction verticale dans le second, on aura, d'après la formule du pendule,

T. = N « V~ Ts= N'.* l/--„

d'où l'on tire N2 : IN'2 :: g : g.

Mais comme g est une composante de la force g qui agit dans la direction de l'inclinaison 1 , on a : g z=z g sin. I, et par conséquent

sm- I = -jfï-

Les résultats suivants montrent le degré d'exactitude que comporte cette méthode; nous l'appliquerons à trois expériences de l'intensité de l'aiguille d'inclinaison, qui ont été faites par le capitaine Duperrey dans sa campagne sur la Coquille.

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