CHAPITRE PREMIER. 2Ô
ayant une grande analogie avec ceux de la première série, semblent annoncer que le retour du soleil a dû exercer une influence sur les phénomènes ; cependant la déclinaison moyenne fut de io° 19' N-O., c'est-à-dire, 10' plus forte qu'à l'époque de la première série.
Ces résultats nous montrent que pendant la nuit l'aiguille est plus agitée que dans nos contrées, et que l'amplitude des oscillations n'est pas aussi étendue qu'on l'avait d'abord avancé, puisqu'elle n'a pas excédé i5 à 16', amplitude qui est souvent dépassée dans nos climats.
Nous n'avons plus maintenant qu'à montrer la marche des oscillations diurnes dans les différentes parties du globe.
L'on trouve dans, les Transactions philosophiques , deux séries d'observations de variations diurnes de l'aiguille de déclinaison, faites de 1794 à 1796, par John Macdonald, au fort Marlborough de Sumatra, et à l'île de Sainte-Hélène.
Les observations de Macdonald conduisent à deux conséquences importantes : lune, que les variations diurnes, entre les tropiques, ont sensiblement moins d'étendue qu'en Europe; l'autre, qu'aux mêmes heures où, dans l'hémisphère boréal, l'extrémité nord de l'aiguille marche à l'ouest, le mouvement, dans l'hémisphère austral, s'exécute en sens contraire.
Les observations beaucoup plus récentes de MM. de ÇYeycinet et Duperrey, dont je vais faire connaître les principaux résultats, confirment la première de ces assertions, bien qu'il soit vrai de dire qu'il ne paraît pas y avoir de relation entre les amplitudes de l'aiguille et les latitudes des stations.
Quanta la seconde assertion, nous ferons remarquer qu'elle est généralement confirmée par les observations qui ont été faites jusqu'à présent dans les régions tempérées, et dans une partie de la zone inter-tropicale; mais tout porte à croire que la limite des variations diurnes ne coïncide pas avec la ligne équinoxiale, ni