‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 210 sur 397 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

l'aiguille, à Paris, était de 9' plus petite qu'à l'ordinaire ,(i).

M. Farquharson a observé des aurores boréales dans l'Aberdeenshire (États-Unis), en 1829:

Les 6, 11 et 25 octobre; Les 17, 18 et 19 novembre; Le 14 décembre.

11 est rare, dit M. Arago, que l'aiguille soit aussi souvent et aussi fortement dérangée qu'elle l'a été pendant les trois derniers mois de 1829. En effet, voici les jours où les perturbations ont été assez notables pour que Ton ait dû les attribuer à des aurores boréales :

Octobre; les 4, 9, 10, 1 ï , 12 , 21 , 22, 24, 2 5 et 3o ; Novembre; les 10, ]3, i/|, j6, 17, 18, 19, 24 et 2G; Décembre; les 7, 14, 19, 20, 21 et 23. *

Je pourrais citer encore un grand nombre d'observations comparées, qui montreraient que des aiguilles aimantées placées en des lieux très-distants les uns des autres sont influencées simultanément. Je me bornerai seulement à rapporter les aurores boréales qui ont été observées en 1 83o (2):

2 5 janvier i83o. Aberdeensbire. Une succession d'arcs qui s'élevèrent peu : de temps en temps des jets brillants.

A Paris, à 1 h après midi, l'aiguille était d'environ 3' à l'occident de sa position habituelle. Le soir, a 9h, la déviation en sens contraire, ou vers F orient, n'était guère que de 1 min. et demie. Aucun dérangement ne se manifesta dans l'aiguille de M. Farquharson; mais ce physicien, à ce qu'on croit, n'observa la déclinaison que le soir.

(1) Tome xlii , pag. 353.

(2 ) Annal, de Chim., t. xlv, p. 409.

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