‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 218 sur 397 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

mois de la seconde et troisième année qui leur correspondent. Sur quarante-huit observations, quarante-sept donnent des diminutions, et une seule présente de l'augmentation, comme on le voit ci-après : cette dernière a été indiquée par le signe — .

Décroissement annuel de la déclinaison.

MOIS

Avril

Mai '...

Juillet

Août

Septembre. ;

Octobre

Novembre.. ,

l)ri rmlnv . ,

janvier

Février

Mars

8 beures du

matin.

I heure après midi.

2" ANNEE

8 heures du matin.

I heure

■pria midi.

En comparant les moyennes des observations faites à 8 heures du matin avec celles faites dans l'après-midi , on voit que les premières présentent une augmentation de déclinaison plus grande que les secondes : ceci revient à ce qu'on a dit précédemment, savoir que, pendant la ] "année, les variations quotidiennes ont été moins grandes que durant la 2 e et que celles de la 3e ont été encore plus étendues que ne l'étaient celles de la 2e année. Cette différence ne doit pas être considérée comme réelle, mais comme fortuite.

« La continuation des observations, disent MM. Gauss «et Weber, pourra donner lieu bientôt à des résultats « tout opposés; et si l'on n'a aucune raison déterminante

284 DES VAR. DEL'aïG. AIMANTÉE , OBSERVEES, ETC.

« pour préférer l'un ou l'autre des résultats obtenus, le te moyen le plus simple à employer sera de s'en tenir au a. chiffre moyen résultant de tous deux. Ce terme moyen « est de 2' 36'', 5 pour la 1™ année et de 4 55",9 pour la « ie. L'on serait presque tenté d'admettre ces résultats « comme une preuve que la diminution de la déclinaison «s'accélère de plus en plus; pourtant ce serait donner « un mauvais principe à une chose très-simple et trèsce naturelle en elle-même; car il a été reconnu que la dé- « clinaison magnétique, qui, pendant le siècle dernier a « constamment été en augmentant dans toutes les parties « de l'Europe, a atteint son maximum vers les premières te années du siècle actuel et qu'aujourd'hui elle a comte mencé à rétrograder. D'après la nature même des chotc ses, ce retour du mouvement progressif au mouvement « rétrograde a du donner lieu à un décroissement peu « sensible d'abord, mais allant de plus en plus en aug- « mentant. Faute d'observations antérieures, il n'est guère « possible d'indiquer exactement pour Gœttingue l'épo- « que à laquelle ce passage d'un mouvement progressif « à un mouvement rétrograde a eu lieu. Toutefois, à en « juger par les observations faites en d'autres lieux et ce qui nous ont été communiquées, cette époque serait « beaucoup plus reculée que celle qui résulte des deux « chiffres précités, si on les considérait comme résultat « net d'un mouvement lent, tel que le mouvement sécu- « laire. En outre, toutes les expériences faites sont là « pour démontrer qu'une variation régulière égale à, ce 1' 19", 4 est absolument inadmissible pour une seule: et année.

ce Nous considérons donc aussi cette différence comme te étant en grande partie fortuite, et nous devons donc, ee pour aujourd'hui du moins, et jusqu'à ce que de nouée velles expériences nous aient appris quelque chose de ce mieux, considérer le chiffre moyen 3'46",2 comme ce étant celui de la diminution de la déclinaison annuelle ce pour i834 à 1837. »

On a vu que les différences observées entre les dé-

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