‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 26 sur 397 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Etrier et cercle de torsion. — Quand l'étrier est assujelli au fil, il faut avoir également égard à la puissance de torsion de ce fil, surtout lorsqu'il s'agit de mesures relatives à la déclinaison et à l'intensité absolues; il est donc de la plus liante importance de pouvoir apprécier sa puissance, ainsi que l'influence qu'elle exerce; pour cela, on choisit l'instant où le fil se trouve dans sa position naturelle, c'est-à-dire, lorsqu'il est sans torsion, le barreau aimanté se trouvant dans sa position d'équilibre ordinaire. On commence par tourner le lil sur lui-même, par l'extrémité inférieure, de manière à pouvoir mesurer l'angle de torsion; dans la crainte que le barreau aimanté, qui est suspendu à ce fil, ne soit pas tourné en même temps, on compose l'étrier de deux parties, d'une espèce d'alidade et d'un cercle dont le mouvement de rotation ne peut s'opérer qu'autour d'un axe vertical ; l'alidade supporte le barreau magnétique et est supporté lui-même par un cercle; ce dernier est muni d'un pivot qui traverse l'alidade et porte à son extrémité supérieure deux crochets, qui viennent saisir la goupille attachée au fil, et qui sont, à cet effet, munis de deux pointes. L'étrier doit être construit de telle sorte que le barreau aimanté puisse v être placé de plat ou de champ, quand on veut trouver avec exactitude, au moyen de la déclinaison, la position du miroir par rapport à l'axe magnétique. Cette disposition a de l'analogie avec le mécanisme employé dans la balance de Coulomb pour tordre le fil de torsion.

Caisse et règle de mesure. — La caisse est destinée a soustraire le barreau aimanté a l'influence du courant d'air; c'est un cylindre de 800 millim. de diamètre et de 3oo millim. de hauteur; on lui donne Une forme cylindrique, afin de pouvoir, clans les mesures d'intensité, quand on veut déterminer le moment d'inertie, superposer sur le barreau aimanté qui doit être d'une longueur de* 600 millim., et dans une position rectangulaire, un barreau en bois de 700 millim. de longueur. Ce dernier, avec ses poids, doit trouver place dans le

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magnétomètre et pouvoir y osciller librement. La caisse doit pouvoir s'ouvrir et fermer facilement avec son couvercle qui n'a (l'autre ouverture que celle qui est nécessaire pour laisser passer l'assemblage de fils de cocon; elle a encore une autre ouverture sur la paroi située du côté du miroir; cette ouverture est fermée au moyen d'une coulisse quand on n'observe pas.

Les règles qui sont de chaque coté de la caisse, sont destinées à placer dessus un autre barreau aimanté dans la direction du nord au sud, ou de l'est à l'ouest, dans une position déterminée, et à l'aide duquel on puisse faire dévier du méridien magnétique le barreau suspendu.

Règle de torsion et règle de déviation. — Pour re- . connaître si le fil est sans torsion quand le barreau est revenu à sa position d'équilibre, il faut placer dans l'étrier, à la place du barreau, une lame de laiton de longueur et de largeur égales, et à peu près du même poids que lui : cette lame accessoire , dans laquelle on place une petite aiguille aimantée , pour diminuer la durée des oscillations , est munie , de même que le barreau aimanté , d'un miroir et d'un porte-miroir; dans les mesures de l'intensité , on emploie une deuxième lame secondaire absolument semblable. La petite aiguille aimantée doit avoir son axe magnétique placé dans la même position où se trouvait celui du barreau principal.

Poids et règle de support. — Dans les mesures d'intensité , il faut faire osciller la règle de déviation et déterminer son moment d'inertie; on place pour cela à travers du barreau aimanté qui oscille, une règle de bois mince ; on y suspend des deux côtés du barreau, à égale distance, deux petits poids : chacun de ces poids pèse 5oo grammes ; sur cette règle en bois se trouvent des anses, à la partie antérieure desquelles on soude un petit dé, lequel est placé sur une pointe fine dépassant le liteau. On place dans ce dernier, à 5o millimètres de distance les unes des autres, un certain nombre de ces pointes; celles qui sont placées au centre du liteau doivent être à une distance de 100 millimètres : ces mesures sont prises au microscope.

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