VI. 2e partie
45û INSTRUCTIONS DE LA. SOC. ROY. DE LONDRES.
d'observations se rapportent à deux branches principales, dans lesquelles se subdivise la science du magnétisme terrestre, dans son état actuel, et qui ont une certaine analogie avec les théories des mouvements elliptiques des planètes et de leurs perturbations périodiques et séculaires. La première de ces branches comprend la distribution de l'influence magnétique sur le globe, à l'époque actuelle , dans son état moyen , lorsque les effets de fluctuation temporaire sont négligés , ou qu'on les a fait disparaître en prenant des observations continuées pendant un temps suffisant pour en neutraliser les effets. La seconde branche comprend l'histoire de tout ce qui n'est pas permanent dans le phénomène, soit que cette partie variable apparaisse sous forme de changements momentanés , quotidiens , mensuels ou annuels , ou sous celle de changements progressifs qui ne sont pas compensés par des changements contraires, mais qui s'accumulent constamment dans une direction, de manière à altérer, au bout de quelques années, la somme moyenne des résultats obtenus.
« Ces derniers changements sont , relativement aux quantités moyennes et aux fluctuations temporaires , ce que, dans les mouvements planétaires, sont les variations séculaires par rapport aux orbites moyens et aux perturbations de la courte période.
« Il y a cependant cette différence, que dans la théorie planétaire, toutes ces variétés d'effets ont été rapportées d'une manière satisfaisante à une cause unique , tandis que dans celle du magnétisme terrestre , il est loin d'en être ainsi, et que le cas contraire n'est pas dénué de probabilité. En effet, rien ne s'oppose à ce que l'on puisse voir, dans les grandes lignes des courbes magnétiques , dans leurs déplacements généraux et leur changement de forme sur la surface du globe, le résultat de causes agissant dans l'intérieur de la terre et envahissant toute la masse; tandis que les variations annuelles et diurnes de l'aiguille, avec leur série de mouvements périodiques subordonnés, peuvent provenir et provicn-