‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 337 sur 397 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

« Deux foyers ou points de maximum d'intensité totale sont indiqués par le cours général des lignes dans la carte que le major Sabine a donnée de l'hémisphère sud , l'un, aux environs de i4o° longitude est, et de 47° latitude sud; l'autre, plus confusément, «à a35° de longitude est, et 6o° ouest, ou environ. Ces deux points sont certaiment accessibles; et comme l'expédition en passera à peu de distance, on peut les visiter avec avantage, en calculant la route de manière à passer directement par les ovales isodynamiques qui les entourent.

« En poursuivant la trace des lignes isodynamiques, sur la carte ci-dessus mentionnée, il paraît qu'un des deux points d'intensité totale minimum qui doit exister, si cette carte est exacte, peut se rencontrer environ par 25° de latitude sud , et I2°de longitude ouest, et que l'intensité en ce point est probablement la plus faible qui se rencontre dans tout le globe. D'ailleurs , ce point ne se trouve pas éloigné de la route directe suivie ordinairement par les vaisseaux qui se rendent au Cap; il paraîtrait donc désirable de le traverser, ne fût-ce que pour déterminer directement l'intensité magnétique la plus faible existant actuellement sur la terre; élément d'une certaine importance pour le progrès futur des recherches théoriques.

« En touchant à Sainte-Hélène, et en passant de là au Cap, on aura de très-bonnes occasions pour la recherche de tous ces points et pour obtenir la véritable forme des ovales isodynamiques dans l'Atlantique méridionale. Dans cette course, le point des moindres intensités sera traversé, ou du moins on s'en approchera beaucoup.

« On ne doit pas négliger de porter son attention sur la ligne indiquée théoriquement par Gauss , comme partageant en deux les régions septentrionale et méridionale, et où l'on peut regarder le magnétisme libre comme distribué superficiellement. Cette ligne coupe l'équateur à 6° de longitude est, et se trouve inclinée en cet endroit (en la supposant dans un grand cercle) de i5, quantité dont elle s'écarte du nord de l'équateur, en se

dirigeant vers l'ouest du point d'intersection. Des observations faites en des points qui se rencontrent dans le cours de cette ligne pourraient avoir une valeur que nous n'entrevoyons pas actuellement.

« Comme donnée théorique, l'intensité horizontale a été recommandée par Gauss, de préférence à l'intensité totale, non-seulement comme déduite d'observations susceptibles d'une grande précision, mais comme donnant immédiatement de grandes facilités pour le calcul. Comme on ne sera probablement pas longtemps avant de posséder une carte de l'intensité horizontale, les maxima et les minima de cet élément méritent aussi des recherches spéciales , et l'on peut les essayer de la manière indiquée précédemment.

« Les maxima d'intensité horizontale ne sont pas maintenant déterminés au moyen d'une observation directe. Cependant ils doivent nécessairement se rencontrer plutôt dans les latitudes magnétiques inférieures que ceux de l'intensité totale, comme leurs maxima doivent être dans les latitudes plus élevées, et, d'après les données imparfaites que nous avons, pour asseoir un jugement, les positions probables des maxima peuvent être indiquées comme devant se trouver par :

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