‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 350 sur 397 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

y atteignent de moindres latitudes que d'après la théorie.

« Nommément :

Sur la carte empirique. Sur la rarte de II. Gauss,

« L'isogone de- 1 5° descend jusqu a 65° lat 780 lat.

« de- 10 « 58° 5' 64°

« 2. Le système de déclinaison positive ou occidentale , qui a son centre, a* après V interpolation graphique, vers i3o° E., et (Copies M. Gauss à peine o° 3 ci l'ouest de ce même méridien, s'écarte de la théorie par la valeur des lignes qui le composent, et celte différence est l'inverse de la précédente.

« Les sommets convexes de ces lignes sont :

Sur la carte empirique. Sur la rarte de M. Gauss.

«Pour la courbe de o° à G8°51at... 6 1°7 lat.

« « « + 6°vers 6 1°. n'existe pas, le centre

du système situé en 45° lat. nedevantavoirque-h2°3o' déclinaison.

« On résumera ces deux circonstances , en observant qu'un voyage depuis 65° lat. et 77" E. long, jusqu'en 6i° lat. et i3o°E. long., offre en réalité un plus fort changement de déclinaison que suivant la théorie. En effet, le changement observé serait de 210 (depuis — 1 5° jusqu'à -+- 6°), où la théorie ne demande que io° (depuis — io° jusqu'à + o°).

« 3. La différence des deux cartes relative a la ligne sans déclinaison , entre lesdils méridiens , n'est au fond qu'une suite de ces deux circonstances. (n°* 1 et 2.)

« La branche occidentale de cette courbe, sur laquelle la théorie et l'observation sont presque toujours d'accord, et que cette dernière fait passer par 5o" lat. et 48° E. long., se distingue sur les deux cartes par son prolongement vers le sud et le sud-est. Elle a son sommet

48û LETTRE DU PROF. ERMAW.

concave sur la carte empirique en — i° lat. et sur la carte de M. Gauss vers — \o° i' lat. (les latitudes australes étant prises négatives), et passé ce terme, d'après l'observation directe , la courbe se relève vers le nordest et le nord , embrasse le système asiatique de déclinaison occidentale, pour ne se replier qu'après, par la mer d'Ochozk, le Grand Océan et la mer des Indes, sur la Nouvelle-Hollande. La théorie lui assigne, au contraire, d'abord après le sommet concave, un rebroussement vers le sud (en io5°E.), qui la porte directement sur la Nouvelle-Hollande; aussi voit-on sur la carte de M. Gauss. le susdit système de déclinaison occidentale entouré d'une courbe à zéro fermée et isolée, et dont la branche orientale se trouve plus à l'ouest que ne le demandent les observations pour la partie correspondante de la ligne continue.

« En effet , ces parties correspondantes de la courbe à zéro coupent :

Sur la carte empirique. Sur la carte de M. Gauss.

«Le 6o° lat. sous i5o° E. , sous il\o° ' E. 5o° » i5i° 3 E. » 1470 8 E.

« Mais je suis loin d'attribuer une spécialité d'intérêt à Yisogone de zéro ; la différence de ces deux branches isolées, à une courbe continue, que nous venons de lui trouver sur les deux caries, ne me paraît au contraire ni plus ni moins grave que si elle portait sur quelque autre courbe de ce genre. Je crois plutôt que pour voir cet écart dans un vrai jour, il faudra observer que, dans le système en question, la valeur limite entre des courbes isolées et des courbes continues est, suivant la théorie , de — i° i4' déclinaison orientale, tandis que Y observation parait l'élever à une déclinaison orientale de + i°, ou environ; car, pour dériver de données numériques la valeur précise de cette limite, il ne suffit ni d'une interpolation graphique, ni d'aucun moyen différent d'une théorie complète. J'observe, en outre, et pour me prémunir contre plus de responsabilité, que je ne dois

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