‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 355 sur 397 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

PREMIÈRES THEORIES MATHEMATIQUES DES PHÉNOMÈNES MAGNÉTIQUES TERRESTRES.

Les anciennes théories regardaient la terre comme un véritable aimant agissant à distance; mais quelques mathématiciens les ont considérées comme défectueuses en ce que, au lieu de déterminer à posteriori, à l'aide desobservations , quelle aurait dû être la grandeur réelle de l'aimant auquel ces théories comparaient la terre, elles donnent, à priori, à cet aimant une forme et une position particulières, examinant ensuite si l'hypothèse s'accorde avec les faits. Néanmoins cette méthode peut conduire à la solution de la question, si tous les faits peuvent être exactement représentés par des formules.

La plus simple des théories de ce genre est celle qui admet un seul aimant infiniment petit, placé au centre de la terre, ce qui revient à supposer que les forces magnétiques sont tellement distribuées dans toute la tuasse de la terre; que la résultante de toutes leurs actions peut être représentée par l'action de cet aimant central infiniment petit, de même que l'attraction exercée par un globe homogène est la même que si toute sa masse était réunie à son centre. Suivant cette hypothèse, l'axe du petit aimant étant prolongé, coupe la surface de la terre en deux points qu'on nomme pôles magnétiques. A ces points, l'aiguille d'inclinaison est verticale et l'intensité magnétique est à son maximum. D'après cette même théorie, le grand cercle perpendiculaire à la ligne des

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