‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 56 sur 397 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

longueur égalant 3o fois au moins leur épaisseur, et les résultais ont toujours été semblables; mais il n'en est plus tle même quand ils sont plus longs. Avant pris u\\ fil d'acier tics- pur, de 3a6 millimètres de longueur et de 4 millimètres de diamètre, ce physicien le trempa à 8oo°, l'aimanla à saturation, et repéta la même opération , en le faisant recuire à diverses températures. On trouvera dans le tableau suivant les résultats qu'il a obtenus:

r SÉRIE.

TEMPÉBATORB DO RECUIT.

DURES DB 10 OSi 11 I ITKMIS.

320 presque couleur d'e.iu.

450 rouge sombre.

630 — moins fombre.

900 rou^c cerise clair.

On voit donc que la trempe roide donne la plus faille force directrice, et que le maximum d'effet a lieu quand le fil est chauffé jusqu'à /|jo°. Ce résultat est général pour les fils et les lames dont la longueur est trèsgrande relativement à la grosseur.

Dans ses recherches, Coulomb s'est appliqué seulement à déterminer la résultante des effets produits par la chaleur sur le magnétisme libre (\rs aiguilles ou des barreaux aimantés. M. Kuppfer, comme on le verra dans le § suivant, a envisage la question sous un autre point de vue, qui interesse au plus haut degré les personnes qui se livrent à des observations magnétiques. Il a déterminé la quantité de magnétisme libre en différents points d'un barreau , quand on faisait varier sa température.

Pour arriver à ce but, il a fait chauffer Je barreau, l'a laissé refroidir et l'a soumis ensuite à l'expérience, en déterminant la quantité de magnétisme libre dans chaque point, suivant la méthode de Coulomb (i).

(i)Tome ii de cet ouvrage, p. 370.

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