‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 69 sur 397 · SO · texte numérisé non relu

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D'autres expériences ont été faites dans le but de lever les doutes que l'on avait eus sur des résultats obtenus, i° parce que les barreaux avaient été chauffés et refroidis rapidement ; i° parce qu'ayant été mis en contact avec

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l'eau, l'acier avait pu être oxidé. Les expériences faites • à cet égard, en évitaut les causes susénoncées, ont produit les mêmes résultats, savoir, que, lorsque la température monte, la perte d'intensité est beaucoup plus grande que ne l'est son accroissement quand la température baisse. Tout ce qui est relatif à ces deux états de la température, ainsi qu'à l'intensité correspondante d'un barreau magnétique, ne peut être bien exploré que par la deuxième méthode exposée précédemment, laquelle consiste à faire agir en même temps sur le magnétomètre deux barreaux aimantés, placés de coté opposé, l'un à l'E. , l'autre à i'O. , en les approchant de cet instrument, de manière que, sans changer l'état de celui-ci, chacun, séparément, produise une déviation beaucoup plus grande que celle qui peut être mesurée immédiatement par le magnétomètre. L'un de ces barreaux est maintenu à une température constante, tandis que 1 autre est placé dans un baquet de cuivre rempli d'eau, dont on élève la température au moyen de lampes à alcool placées sous le vase; un thermomètre placé dans l'eau n'indique que la température de celle-ci, et non la température du barreau, attendu qu'il ne se met pas immédiatement en équilibre de température avec elle. Dans une expérience, le barreau fut placé dans une gaine étroite de laiton touchant par le fond et les côtés, et dont la partie supérieure était remplie de sable dans lequel se trouvait la boule d'un thermomètre. On avait pris pour la température du barreau la moyenne entre les températures de l'eau et du sable. On avait eu soin ensuite de chauffer et de refroidir l'appareil assez lentement pour que les deux thermomètres ne différassent que de très-peu clans leur marche : on observait en même temps, avec un autre magnétomètre, les variations de la déclinaison du magnétisme terrestre. C'est ainsi que fut faite la série d'expériences dont il va être question.

On plaça à l'est du magnétomètre, à environ 1200

inillim., un barreau magnétique eu acier fondu, pesant

1700 grammes, et de 608 millim. de long. Le pôle nord

était tourné à l'ouest; un autre barreau semblable, du

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