CHAPITRE II
lindrede laiton ou autre métal percé aux deux bouts, pour s'assurer q ue les fils sont, sans torsion, et l'on tourne le cadran de la suspension jusqu'à ce que le cylindre soit dans la direction de Faxe de la boite.
Manière d'observer F aiguille avee le mieroseope.
Où dirige le microscope sur une des extrémités de l'aiguille, et au moyen d'une vis de rappel on met en coïncidence le o de l'échelle avec le croisé des (ils qui se trouvent à un des bouts de l'aiguille; on fait une lecture sur le vernier; on dirige le microscope sur l'autre extrémité du barreau, et l'on rappelle, jusqu'à ce qu'il y ait une coïncidence comme ci-dessus, puis on fait une nouvelle lecture des veruiers que l'on met sous la première.
On change les faces Cm barreau au moyen d'une demirévolution; on retourne le microscope de manière à mettre les tourillons de droite à gauche, et réciproquement ; on fait de nouvelles lectures que Ton additionne avec les deux précédentes, et l'on prend la moyenne.
Celte moyenne donne la position du méridien magnétique, mais nullement sa déclinaison par rapport au méridien terrestre. Il y a deux méthodes pour déterminer celte déclinaison :
Première méthode. On substitue au microscope1 une lunette ordinaire; on prend un point de repère nui se trouve dans la méridienne, et l'on dirige l'axe de la lunette sur ce repère, en tournant ce système sur l'axe horizontal de manière à placer le premier dans le méridien terres ire.
Deuxième méthode. On saisit avec une bonne montre l'instant du passage d\\n astre quelconque, dans le méridien, au moyen aune lunette astronomique; l'on place l'axe de la lunette dans ce méridien, et l'on détermine ensuite la déclinaison. L'aiguille aimantée éprouvant de petites variations périodiques, on devra, pour obtenir une déclinaison tout à fait exacte, répéter les observa-
l6 M AN. d'oBS. L AIGUILLE Â.VEC LE MICROSCOPE.
tions à des jours et à des heures tels que ces variations soient de signe contraire et se compensent complètement. On évite encore les circonstances où la marche de l'aiguille aimantée est troublée par des causes accidentelles. Pour bien faire comprendre l'usage de l'appareil que je viens de décrire, je vais donner le tableau des observations qui ont été faites par M. Arago, à l'observatoire de Paris, le ior février i836, pour déterminer la déclinaison absolue.
Opér. I". On vise à la mire méridienne.
LUNETTE DIRECTE
VE1ME1 DE CilCHE. VERMER DE DROITE.
Ire Obser. 196° 51' 45" Ire Obser. 16° 44' 50" 2'' OWr. 190 61 42 2» Obser. 16 44 47
Moyenne 190° 54' 43 ,5 Moyenne. 16° 44' Ï8",5
Opér. II. On vise à la mire méridienne.
LUNETTE RENVERSEE
Vnr.MEP. DE GAUCHE. VET1KILR DE DROITE.
lrc Obser. 19fi° 54' 50' l"Obscr. 10° 44' 55' 2e Ob>er. I9C 54 57 2e Obser. IG 45 4
Moyenne 19G° 5i' 53", 5 Moyenne. 16° 44' 59",5
Moyennes des 2 inoyciui. (*). l'OQ 54 4b" ,5 18 44 51,0
La lunette étant maintenant transformée en microscope , Opér. III. on vise aux extrémités de l'aiguille.
Evtr. KORD. LURETTE RENVERSÉE. Extr. NORD. LUNETTE RENVERSÉE.
Heure de la \erkier de gai c ii e . vesmer de droite. Heure de la
montre. montre.
Il1' 35' 174° 45' 2" 354° 35' 8"
(') C'ist-à-dirc, point où les verniers s'arrêteraient quand l'.ixc optique idéal delà lunette serait dirigé sur la mire méiidienne.,