‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 115 sur 335 · MOUV. KXCITÉS DANS TOUS LES CORPS, ETC · texte numérisé non relu

MOUV. KXCITÉS DANS TOUS LES CORPS, ETC

tloxal, quand on met en présence deux corps chargés de li même électricité, dont l'un est fort petit et faiblement électrisé par rapport à l'antre. En les approcliant riiii de l'autre, on voit la répulsion diminuer peu à peu , devenir nulle, et se changer enfin en attraction. Il i facile d'explicpier ce phénomène : à mesure cpic le coijle plus gros approche de l'autre, il repousse son éleclncilé libre en même temps qu'il décompose son électricilé naturelle, en attirant à lui celle de nom contraire, et repoussant l'autre qui va rejoindre la première. La répulsion due à celle-ci croit à la vérité par la diminution de la distance; mais il arrive un point où son action est moindre que celle des forces attractives des deux électricités contraires qui se trouvent plus rapprochées : il y a alors attraction.

Nous avons opéré constamment avec une petite sphère librement suspendue, pour mieux montrer comment les phénomènes d attraction et de répulsion se dédnis(>nt des lois générales relatives à la distribution du lluitle électrique siu' une sphère, électrisée ou non, quand elle se trouve en présence d'un autre corps électrisé. Mais l'explication n'éprouve aucune modification quand la sphère est remplacée par un corps d'une forme quelconque, sur lequel le lluide électri([ue prend une position d'équihbre telle qu'il ne puisse s'échapper par aucun point; car dans ce cas, on conçoit qu'il y a toujours refoulement d'une des deux électricités dans la partie opposée au tube éleetrisé : (.]è^ lors, la pression exercée sur l'air par réiecti'ieité n'étant plus la même sur tous les points du corps librement suspendu, il en résulte des effets absolument semblables à ceux que nous avons décrits.

L'expérience du touiniquet électrique montre aussi que le mouvement des corps, dans les phénomènes électriques, est réellenu>nt du à la différence de pression que l'air exerce sur tous les points de ces corps. L'appareil consiste en un pivot, sur l'extrémité supérieure duquel on pose en équilibre, au moyen d'une chape, une ai-

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