‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 117 sur 335 · DES MACHINES ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

DES MACHINES ÉLECTRIQUES

1^ l^"". Des machines électriques ordinaires.

123. Nous avons fait connaître, dans le chapitre IIT, les procédés à l'aide desquels on excite la puissance électrique dans les corps; i! nous reste à exposer les appareils qui servent à donner à cette puissance le plus haut degré possible d'énergie. Ces appareils sont appelés machines électriques '^ ils se composent de trois parties distinctes : d'un plateau en verre, de frottoirs et de conducteurs isolés. La forme et la disposition de ces parties varient à l'infini et constituent autant de machines. Les conducteurs servent à recueillir et à conserver l'électricité que les deux autres dégagent par leur frottement mutuel.

Un tube de verre bien sec, ou mieux encore un bâton de gomme laque de queUjues décimètres de longueur, frotté avec un morceau d'étoffe et présenté à une sphère isolée de métal, constitue la plus simple des machines. Si l'on vent recueillir en même temps les deux électricités, il faut isoler le frottoir et le corps frotté.

Otto de Guerike a eu le premier l'idée d'accumuler sur un corps, par le frottement, une grande quantité d'électricité. Son appareil consistait en un globe de soufre, uionté sur un axe horizontal, auquel il imprimait avec une main un mouvement de rotation, tandis (|ue l'autre était appliquée sur la surface du globe. TiC frottement qui en résultait produisait un dégagement d'électricité,

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