CHAPITRE V, QO
35 millimètres. Sa hauteur, dans le sens de l'axe vertical de figure et de rotation, est de 9. r centimètres; l'ouverture, ou l'écartenient des pôles, de 2 centimètres.
L'étrier est une pièce cylindrique de fer doux, coudée en fer à cheval; le diamètre des branches parallèles est de i3 millimètres, la hauteur de ses branches, d'environ 8 centimètres. La longueur du fil de cuivre enroulé sur l'étrier est de 5o mètres, et son poids d'un quart de kilogramme.
§ IV. De l'étincelle électrique.
128. Jusqu'iclnous n'avonsconsidérélefluideélectrique que sous le rapport des attractions et répulsions, et de son état d'équilibre sur la surface des corps; mais il se manifeste encoi'e à nos veux par d'autres propriétés, dont nous devons parler à l'occasion des machines électriques.
Lorsqu'on approche d'un corps conducteur un tube de verre suffisamment électrisé, on voit s'élancer avec explosion, du tube vers ce corps, une étincelle qui est le résultat de la réunion des deux électricités. Dans les temps secs, on aperçoit sur le frottoir, à mesure que l'on promène le tube, une lueur bleuâtre. Avec la machine électrique les effets sont plus marqués et l'étincelle est visible, même en plein jour; elle est accompagnée en outre d'une odeur caractéristique de soufre et de phosphore, que l'on peut rapporter peut-être aux changements chimiques qui s'opèrent dans le frottement. Ce qui m'engage à émettre cette opinion, c'est qu'en frottant les coussins avec du deuto-sulfure d'étain, le plateau conserve la même odeur pendant quelques instants, après que l'étincelle a paru. En général, le fluide électrique n'émet aucune lumière lorsqu'il est en équilibre sur un corps; cette lumière ne se manifeste à nos yeux que lorsqu'il est en mouvement, et dans le cas encore oii les deux fluides ont une tension suffisante. L'électricité, qui se dégage de nos
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machines ordinaires, en s'écoulant dans la terre par un fil métallique, ne donne auciuie lueur, toutes les fois (|ue cet écoulement peut s'effectuer sans difficulté; mais il n'en est pas de même quand on opère avec une machine 1 très-puissante.
Van Maruni, dans la description qu'il nous a donnée a de la grande machine du Musée de Tayler, dit que l'é- | lectricité qui sVn écoule, dans le sol, par un fil de métal fie cinquante pieds de longueur, l'entoure d'une lueur brillante. Cette lueur provient de l'action sur les corps environnants delà portion de l'électricité qui n'a pu s'écouler dans le sol.
La tension de l'électricité qui est nécessaire poiuproduire de la lumière, dépend, comme nous allons le voir, d'un grand nombre de causes, mais particiilièiiment de la nature des corps, de leur forme, et des milieux gazeux que traverse la décharge électrique.
Avec les corps anguleux, il faut une tension moins grande (|ue pour des corps de forme arrondie. Une. condition iiulispensahle, dans les deux cas, est que la tension de l'électricité soit suffisante pour vaincre la résistance de l'air. Une machine très-forte donne des étincellis depuis 20 jus(|u'à 3o pouces de longueur.
Pour montrer les diverses propriétés de la lumièiiélectri([ue, on est dans riiabitude de se servir de plusieurs appareils, qui se trouvent dans tous les cahiiu'ls.
Les tubes él incelants sont des tubes sur lesquels on colle en spirale de petites losanges en étain, dont bs pointes sont très-rapprochées les unes des autres; à leurs extrémités sont fixées des boules de métal qui communi-, quent avec les losanges les plus rapprochées. Si l'on' lient ù la main un de ces tubes, par un di-s bouts, et que l'onj tire de l'autre des étincelles d'une machine électriquaon les voit jaillir en même temps (^nti'e toutes les pointes,! et le tube paraît lumineux. Nous passons sous silence d'autres appareils, tels (pie les carreaux étincelants, magi{|ues, etc., dont la construction repose sur le même principe.