‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 129 sur 335 · DE LA LUMIKRF ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

DE LA LUMIKRF ÉLECTRIQUE

l'étincelle ordinaire, soit avec le choc triiue bouteille de Leyde; que la garniture en étain (|ui enveloppait extérieurement le tube se chargeait d'électricité et (jue les répulsions et les attractions avaient lieu également dans le vide le plus partait. Lorsqu'on élevait la température du mercure, en plaçant la branche recourbée du tube sur un réchaud ou dans un bain de mercure, la lumière électritjue paraissait dans Ja vapeur avec une couleiu- verte, vive, et de grande intensité. En élevant graduellement la temjH^rature jusqu'à l'ébullition du mercure, la déchai-^e d'une batterie de quelques bocaux y produisait une lumière dont l'éclat était des [Ans brillants. A mesure que la tempéiature diminuait , la couleur perdait sa vivacité, et à 20** au-dessous de zéro du thermomètre de Far., la lumière était si faible, qu'on ne pouvait l'apercevoir que dans une obscurité très- profonde. Pendant l'ébullition du mercure, le phénomène était des plus éclatants. Pendant la formation et la condensation ties globules de vapeur mercurielle, l'électricité produite par le frottement du mercure contre le verre se transmettait à travers la vapeur, avec des étincelles si brillantes, qu'elles étaient visibles en plein joui".

Lorsqu'il introduisait dans le vide mercuriel la plus petite quantité d'air, la couleur changeait du vert au vert de mei*; par une nouvelle addition, elle passait au bleu ou au pourpre. Davy a essayé ensuite de faire le vide au-dessus de l'alliage fusible de bismuth et d'étain, afin de ne pas avoir de quantités appréciables de matières pondéi-ables en vapeur; la lumière, dans ce dernier cas, était jaune et de la phosphorescence la plus pâle.

En faisant le vide avec riiuile d'olive et le chlorure d'antimoine, Davy a trouvé que la lumièi'e produite par réiectiicité à travers l;i vapeur du chloi'ure élait plus grande que celle qui avait lieu dans la vapeui- tlhuile. Ces expériences l'ont mis à même d'exprimer l'opinion ^ suivante sur l'origine de la lumière et de la chaleur dans les décharges électriques : ces deux effets dépendent

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