‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 15 sur 335 · CHAPITRE II. ai · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. ai

tions qui permettront de former une table tles intensités électriques.

Or, rien n'est plus facile que de se procurer des courants égaux; il suffit de soudera chacun des bouts d'un même fil une des extrémités d'un fd de fer, de manière à former deux circuits fermés, puis de courber chacun d'eux à chaque soudure, semblablement placée, pour que l'on puisse passer la partie recourbée dans un tube de verre , fermé à l'un de ses bouts et plongeant dans un bain de mercure, dont on élève successivement la température au moyen d'une lampe à alcool placée au-dessous. La figure i8 indique le dispositif de l'expérience. Si l'on soumet successivement à l'expérience une soudure, puis deux soudures, et que l'on note dans chaque cas, pour la même temj)érature, la déviation de l'aiguille aimantée, on aura des angles qui correspondront à des forces simple et double. Pour avoir des résultats comparables, il faut, i° que la soudure, dont on n'élève pas la température, plonge dans de la glace fondante; 2° que l'épaisseur du tube tlans lequel on passe une partie du circuit où se trouve la soudure, soit sensiblement la même que celle du thermomètre qui plonge dans le mercure , afin que le mercure et le métal reçoivent dans le même temps les effets de la chaleur. On piéfère le bain de mercure au bain d'huile, à cause de la grande différence de conductibilité pour la chaleur entre l'huile et les métaux, difféience qui occa-' sionne des retards dans la production simultanée des phénomènes. Il est nécessaire aussi (jue, dans la portion recourbée du circuit, les fils métalliques ne se touchent seulement qu'aux soudures. On évite cet inconvénient en recouvrant de soie les fils, excepté dans les points voisins de la soudure; enfin il faut prendre toutes les pi-écautions possibles pour que le thermomètre et les points de jonction que l'on échauffe atteignent exactement la même température au moment où l'on observe.

aa MFSURE DES COURANTS ÉLECTIUQUES.

On remplit cette condition en élevant la températur'e d'une soudure sensihletnent au point où l'on veut expérimenter, et éteignant jjrusquenient la lampe; la températiue continue à monter pendant quelques secondes, puis (lie redescend cl resle un instant slationnaire. On s'arrange pour que cette tempéiature soit précisément celle dont on a besoin; on est assuré alors que le thermomètie et les soudures ont la même température. Pour bien faire comprendre la nn'lliode, je vais donner les résultats que j'ai obtenus avec un multiplicateur à quatre fds; bien entendu que ces résultats ne peuvent servir que pour cet appareil, puisqu'ils cbangent quand on modifie sa construction.

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DÉVIATIONS

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DKVIATIONS

DÉVIATIONS

TEMPÉRATURE

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