‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 163 sur 335 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

tion horizontale , quelle que soit l'agitation du vaisseau.

Les figures 69 et 70 (i) représentent une vue et une coupe de cet instrument.

bh\ bords de la boîte dont le fond est en ff;

V, verre qui la ferme;

p , pivot qui peut être élevé ou abaissé au moyen de la vis a*;

gg\ aiguille dont la chape est en c;

j^r , feuille mince de papier doublée d'une feuille de talc ou de quelque autre substance légère et rigide. Ces feuilles forment ce qu'on appelle la rose des vents ; elles sont attachées ou collées à l'aiguille pour se mouvoir avec elle. La rose est un cercle dont le centre est dans la verticale du pivot, et dont la circonférence porte à la fois des divisions en degrés et les signes des vents.

pp' -, deux pituiules , la première ayant une fente étroite, et la seconde, une large fente au milieu de laquelle on suspend un petit fil à plomb.

M, miroir à faces bien parallèles, incliné de 55°, ayant à peu près la largeur de la pinnule oculaire^. La petite bande du miroir qui correspond à la fente de cette pinnule est désétamée dans sa partie supérieure seulement, pour que l'observateur puisse, au travers de la glace, viser au fil de la pinnule p.

o, position de l'œil au moment de l'observation. Au moyen des deux pinnules , on vise à un astre ou à un objet situé dans Thorizon, ou élevé de i5 ou 20°. En même temps on voit par réflexion, sur le miroir, en i une portion de la ligne de foi f qui est peinte en noir sur le bord intérieur de la boîte, et en i la division de la rose qui se trouve vis-à-vis de la ligne de foi, c'està-dire, dans le plan vertical du pivot et des fentes des pinnules.

(i) Pouillet. Éléments de physique , t. 1*', p. 463.

2(38 Di;s LoiJSsoLi;s.

Ue cette manière , on connaît d'un seul coup du il l'angle de l'aiguille ou du méridien magnétique a\ le j)lan vertical de l'astre ou de l'objet. Il reste à déli i miner par les moyens connus l'angle de ce deiiiui plan avex le méridien asti'onomique du lieu, pour vn déduire la déclinaison. Tout l'instrument est porté sur une traverse, qui se visse au moven de la placjue P, sur un pied où elle peut tourner librement. Un ceiclc fixe ce est porté sur cette traverse; un cercle in- , térieur ce' repose sur le premier et tourne sur l'axe \ XX'; enfin la boîte elle-même est portée par ce certK^ mobile, et tourne sur lui, au moyen île l'axe ZZ' (|ui est perpendiculaire à XX'. C'est par ces deux mouvements rectangidaires que la boîte conserve son liorizontaliié; ils constituent ce qu'on appelle la suspension de cardan.

iG3. JMaiiitenant que nous savons qu'une aiguille aimanlée, librement suspendue, se place toujours dans une direction déterminée, en vertu de l'action de la terre, il s'agit de voir ce qui se passe quand on lui présente à une certaine tiistance l'un ties ))ôles d'un barreau aimanté, capable d'exercer sur elle une action plus forte que celle de la terre; elle quitte siu-le-cbamp sa position d'équilibre pour lui présenter le pôle de nom contraire et en prendre une nouvelle, dans laijuelle elle revient quand on l'en écarte, après avoir effectué un certain noud)re d'oscillations.

L'action de la terre sur une aiguille de boussole étant semblable à celle qu'exerce sur celle-ci un aimant, on considère donc le globe comme un aimant dont les pôles seraient très-rapprocbés des pôles de rotation.

Il résulte de là, ([u'en considérant le globe terrestre' comme un aimant, le pôle nord ou boréal d'une aiguille appartient réellenicnt à la moitié de l'aiguille 'où se trouve le magnétisme austral , et le pôle austral à celle 'ù oîi réside le magnétisme boréal ; mais comme cette dé- |j nomination est généralement adoptée, nous ne la changerons pas.

chapitrf: jf. iSq

Lp globe étant un aiuianl, nous devons cherchor les moyens de déterminer la résultante des aetions qu'il excree en général sur luie aiguille de boussole.

Or, il faut trois éléjuenLs [30ur constituer une force, la direction , l'intensité et le point d'application. L'aiguille borizontale nous donne bien la trace du j^lan vertical dans lequel se trouve la résultante des forces magnétiques du globe; mais quelle est sa direction dans ce plan? Pour la trouver, il faut disposer un appareil qui permette à l'aiguille de se mouvoir librement dans ce plan : l'angle (jiie forme cette direction avec la verticale, et qui n'est pas le même pour tous les lieux de la terre , se nomme inclinaison magnétique , et l'apj.j; pareil destiné à le trouver, boussole cV inclinaison. .|| Nous allons encore donner , d'après M. Pouillet , la 5 description de cette boussole.

■ i64- Lfï fig- 7* représente l'aiguille d'inclinaison gg' vue sur sa largeur, et la fig. ya la représente vue siu' son épaisseur. Les sections j', s\ s" donnent une idée de la forme.

EE' est une sorte de virole ou d'anneau en cuivre, qui s'ajuste à frottement très-dur vers le milieu de la longueur de l'aiguille; il porte un axe en cuivre ce' ^ terminé par de petits cylindres d'acier poli «, a' qui forment l'axe de rotation. L'axe matbématiqiie de ces deux cylindres an' doit passer par le centre de gravité de l'aiguille. On essaie d'atteindre cette condition , ou du moins d'en approcber le plus possible, en plaçant l'anneau convenableuient et en faisant mouvoir les vis latérales v v\ fig. 72.

L'aiguille est en place, fig. 7'^; le rectangle sur lequel elle i-epose est une pièce importante de la boussole. On le voit plus en grand et avec plus de détails dans la figure 'y/f, cp-ii ue contient que l'un de ses côtés. Il se compose d'une traverse fixe TT', qui porte le couteau d'agate jyp', et d'une autre traverse MM' mobile autour de l'axe A. Celle-ci porte une fourcbetle /', qui soulève l'axe de l'aiguille quand on ne veut plus qu'elle

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