COMPAR. DES MOMENTS MAGNÉT. , ETC
La iliffércnce la plus sensible est la dernière : peutêtre tient-elle à l'allération que le fil a éprouvée tlans son élastieité par suite d'une grande torsion. Ainsi ou peut regarder la loi du sinus comme complètement vérifiée.
§ IV. Comparaison des moments magnétiques de différentes aiguilles d'acier de même diamètre et de difféî'entes longueurs.
172. Coulou)!) va encore nous servir de guide pour traiter cette cpiestion.
Pour comparer les forces directrices de deux aiguilles, on les place successivement l'une après l'autre dans l'étrier de la balance magnétique, et l'on tord cliaque (ois le fil de suspension d'un nombre de degrés suffisant pour les maintenir à la même distance angulaire du méridien magnétique. Les deux forces de torsion mesurent les moments des forces directrices des deux aiguilles. Pour la précision des résultats, il faut proportionner la force de torsion des fils de suspension à la force des aimants, de manière qu'en éloignant les aiguilles à So" de leur méridien , la force de torsion des fils de suspension qui la retiennent à cette distance, soit au moins de 23 à 3o°.
Les aiguilles dont Coulomb a fait usage provenaient d'un fil d'acier passé à la filière; il les plaça successivement dans l'étricr, et tordit le fil de suspension juscju'à ce que l'aiguille fît lui angle de 3o" avec le méridien magnétique. V oici les résultats de plusieurs expériences :
]^a force de torsion nécessaire pour retenii* une aiguille de 12 pouces à oo degrés, était mesurée par I j",5o; pour une longueur de 9 pouces, il fallait une force de 8,5o. Dans ces deux essais, la diminution de la force directrice a donc été d'un degré par pouce. En continuant, il a trouvé que de q pouces à G et de G à 3, la diminution de la force directrice a encore été d'un degré environ par pouce; d(î 3 pouces à j pouce, elle a été de deux degrés: d'où il a conclu que, jusqu'à ee qu'une aiguille, qui pèse 38 grains, soit réduite à i pouce de longueur, il existe un rapport constant entre