‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 206 sur 335 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

moindre que 1' 33' 2, il peut y avoir une erreur de i à 2 millim. dans la position du point d'indifférence,

195. Il était important de vérifier si, dans un barreau horizontal, on tiouvait la loi énoncée précédemment , savoir, qu'un barreau aimanté vertical a plus de force lorsque le pôle boréal est tourné en bas que dans la position contraire. A cet effet, il traça sur une feuille de papier plusieurs lignes parallèles, et les coupa par une ligne perpendiculaire qu'il dirigea dans le méridien magnétique. Une petite aiguille aimantée, librement suspendue à un fil simple de soie, fut placée à peu de distance, de manière que son point de suspension correspondit au j)oint d'intersection d'une des parallèles et de la perpendiculaire. Pour trouver le point d'indifférence d'un barreau, il plaça celui-ci sur une des lignes parallèles, et le recula ou l'avança toujours dans la direction de ces lignes jusqu'à ce que l'aiguille ne fût plus déviée du méridien magnétique; l'intersection du barreau (ou de la ligne des polos) avec la ligne j)erpendiculaire donnait le point d'indifférence. Il calcula ensuite la force de chaque j)61e par la méthode des oscillations.

Le point d'indifférence ayant été détermine, RI. Kupffer le plaça sur la ligne de l'aiguille à une distance de 16 centimètres, tantôt du coté du pôle nord, tantôt du colé du pôle sud ; puis il compta chaque fois la durée d'un certain nombre d'oscillations, et répéta les mêmes expériences en retournant le barreau. On piit un barreau cylindrique en acier foiîdu non trenqjé de 60 cent, de long, et i'i,5 millimètres de côté, et une aiguille de i4 millim. qui employait 2' 38" , à exécuter 100 oscillations par l'influence seule de la terre.

Le barreau fut aimanté à saturation et placé sur la ligne de l'aiguille ; le pôle boréal était tourné vers le nord, et le pôle austral vers le pôle boréal de l'aiguille; celle-ci fit 200 oscillations en 1' 45 2, ce qui correspond à une force de 3,2157; en plaçant le pôle boréal du barreau vis-àvis du pôle austral de l'aiguille , le même nombre d'oscillations fjit exécuté en i' 45 e? ce qui donne une force

328 UKS DIFFÉR. DEGRKS DE FORCE MAGXliT. , ETC. "

de 3,1 885. En retournant le barreau, l'aiguille se retourna également et Ton trouva pour la valeur des forces 3,o33c) et 3, loS^. Ces résultats montrent donc, comme on devait s'y attendre, en raison de l'action du magnétisme terrestre, que le barreau exerce une force plus considérable lorsque son pôle boréal est tourné vers le norti que lorscju'il se tiouve dans une position opposée.

196. M. Rupffer a trouvé que la forme des extrémités d'un barreau exerce une influence sur sa force magnéti(jue et la position du point d'indifférence, comme on va le voir.

Un barreau cylindrique en acier fondu et non trempé, de 43 centimètres de longueur et de 11 millim. 7 de diamètre , fut arrondi a Tune de ses extrémités, aimanté à saturation, puis placé sur la direction de l'aiguille à i4 centimètres de distance. Lorsque le pôle nord du barreau était dirigé vers le sud, la force du pôle boréal et arrondi s'est trouvée égale à 2,0319, et celle du pôle austral à 2,1 558; dans la position opposée du barreau, la force boréale du barreau était égale à 2,2198, et celle du pôle austral égale à 2,3oo6. ]^e point d'indifférence se trouva être au milieu. On recommença ces deux expéi'iences en aiguisant de plus en plus en pointe l'extrémité ([ui avait été arrondie. La force du pôle pointu diminua à mesure (jue l'extrémité devint plus aiguë, et le point d'indifférence s'éloigna de cette même extrémité.

§ TV. Des différents degrés de force magnétique que reçoit une aiguille d'acier par F effet des frictions multiples qui servent à F aimanter , et des changements qu'y apporte le renversement des pôles.

197. M. Quetelet a traité, connue M. Kupffer, la question de la distribution du magnétisme libre dans les barreaux non aimantés à saturation; mais il s'est attaché particulièrement à reconnaître dans les aimantations partielles les effets du renversement des pôles. Il a employé à cet effet des barreaux parallélipipédiques de différentes

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