‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 211 sur 335 · T'ES AIGUILLES AIMANTÉES · texte numérisé non relu

T'ES AIGUILLES AIMANTÉES

M. Qiietelet s'est occupé de nouveau de cette question. Il n'est pas d'abord arrivé au même résultat, puis- (\\\\\ a trouvé que les barreaux aimantés, qu'il a soumis à l'expérience, avaient reçu des forces dont les moments étaient comme les carrés de leurs dimensions homologues; mais il pense (|ue cette discordance peut tenir à la ditïerence de l'acier employé. H suKît, ajoute-l-il, de supposer (jue les barreaux glissants communiquent aux barreaux fiiciionnés, de même dimension et de même nature des forces dont les moments sont égaux, pour accorder les résultats de Coulomb et les siens. Nous ne pouvons suivre ici cette discussion, nous renvoyons eu conséquence au jNIémoire de M. Quctelet(i).

§ V. Des aiguilles aimantées , de leurs /ormes , de leurs ilimensions et de leur trempe.

aoo. La question relative à la meilleure forme à donner aux aiguilles aimantées et au degré de trempe nécessaire pour leur procurer le plus fort ujagnétisme possible, est de la plus haute importance pour les observations du magnétisme terrestre ; aussi la traiterons-nous avec des développements suffisants.

L'expérience (s) a prouve^ à Coulomb cpi'à même longueur, même poids et même épaisseur, une lame taillée en flèclie (fig. ()i) avait lui momentum magnétique plus grand (pi'un parallélogramme rectangle; voici les expériences qu'il a faites à ce sujet : .< ■

Dans ime lame d'acier, il coupa trois aiguilles de six ^ poucesdelongueurcbacune; la première avait lafornied'ini parallélogrannne rectangle de 9 lignes ~ de large et pesait 38i grains; la seconde, de même forme, avait 4 l'gH^^'s-l de laige et pesait 191 grains; la troisième, taillée en flèche, avait à son milieu 9 lignes ^ de large et pesait comme la deuxième 191 grains.

(i) Annal, de Ch. et de Phys. , t. lui, p. 276. (2) Mémoires de l'Acad. des se, 1789, p. 493.

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