CHAPITRE V
mèti*es et de différentes épaisseurs, et toutes lui out donné la même loi, savoir : que les tangentes de déviation sont proportionnelles aux cubes des diamètres, on comint; la puissance -, des surfa(;es, qnels qu.e soient le poids et l'épaisseur. Mais la force magnéticjue étant comme la surface, et la tangente de déviation comme la puissance ^ des surfaces, il s'ensuit que le carré de la tangente de déviation varie directement comme le cube de la force, ou que la tangente de déviation varie directement comme la puissance 4 de la force.
Bien que le pouvoir d'attraction réside à la surface et soit indépendant de la masse, cette loi a néanrnoiiîs des limites, puisque M. Barlow a reconnu que le fluide magnétique exige que le niétal ait une certaine épaisseur excédant ~, poiu- qu'il se dé'eloppe et agisse avec un pouvoir coniplet. (i'est un exemple remanjuable de l'analogie qui existe entre les fluides électrique et magnétique.
§ IX. Recherches de M. Haldat sur la force coerciti^^e des aiinanls.
i\[\. Bien que les rcclierches dé M. Haldat sur la force coercitive des aimants n'aient conduit à aucun principe nouveau, néanmoins nous croyons devoir en faire mention ici, pour montrer quelques applications des principes connus.
On |)rend une lame de tôle d'acier, destinée à la fabrication des cuirasses, de 2 à 3 décimètres carrés de sui'face et de i à 3 millimètres d'épaisseur. Api-ès avoir décapé et adouci la surface avec une lime ou tlu grès fin , l'on trace dessus , avec l'extrémité d'un barreau aimanté, des figures quelconques; si l'on répand sur la surface une couche mince de limaille de fer et que fou frappe doucemenl, celle-ci s'arrange sur les figures de manière à les rendre visibles. Cet arrangement a lieu d'une manière particulière : les parcelles de fer qui se trouvent d'abord répandues uniformément sur la sur-