VARIATION
de l'iiilensité pour
r F;.lir.
38o IPfFL. DE LA TEMPÉR. SUR LA DISTRIB. DES AIM.
La dernière colonne comj)rencl les variations de l'intensité magnétique pour un degré Fahrenheit , de 59°,o5 à '7'7",o5. D'apiès des considérations (jue jcne puis rapporter ici, M. Chiistie adopte le nombre o,i 22G, comme représentant la variation moyenne de l'intensité des aimants dans le changement de température de 1 degré entre les limites indiquées.
M. Chrislie a reconnu que dans des aimants qu'il a soumis à l'expérience, et dont l'intensité était 218 à la température de Go*^, un changement de 1° en occasionait un de 0,1 aS dans leur intensité. En supposant donc l'intensité des aimants égale à i, chaque degré d'accroissement dans la température produirait une diminution dans l'intensité de o,ooo564.
Ce physicien fait observer que si la même chose a lieu j)our tous les aimants, il devient indispensable, dans tous les cas où l'on veut déduire l'intensité magnétique de la terre des oscillations d'une aiguille, d'opérer à la même température, ou du moins de faire les corrections nécessitées par les différences de température. 11 ajoute qu'il ne croit pas qu'on ait imaginé avant lui de faire cette correction.
11 déduit aussi de plusieurs expériences faites avec la balance de Coulomb les faits suivants : depuis la température de — 3*^' F. ]us([u'à celle de -+- 127, l'intensité des aimants a été en diminuant à mesure que l'on a élevé leur température. En abaissant la température avec le sulfure de carbone, dans le vide, l'intensité a été en croissant, jusqu'au point le plus bas où la température fut amenée.
Pour une certaine augmentation de température, la diminution de l'intensité n'est pas constante à tous les degrés du thermomètre; mais cette différence croît avec la température.
Partant de 80", à mesure que la température s'élève, l'intensité décroît très-rapidement; de telle manière que si jusqu'à cette température les différences des décroissements sont à peu près constantes > au-delà de cette