CHAPITRE VII
niants ayant été mis à loo millimètres de distance l'un de l'autre, il trouva que
Le premier cylindre faisait ^o oscillations en 3i"
Le deuxième 4*^ 4^"
Le troisième j^o 6i"
Coulomb cliercba le rapport des forces accélératrices qui faisaient osciller chaque aiguille, et il en conclut que l'action des pôles était proportionnelle à la quantité de limaille que contenaient les cylindres de même longueur formés avec ce mélange. De cette expérience et d'autres que nous ne rapportons pas ici, il en tira la conséquence que, malgré la quantité infiniment petite du fer, relativement à celle de l'argent pur, ce fer était tellement disséminé dans l'argent, que chaque atome de la masse contenait une partie proportionnelle de fer que l'on pouvait déterminer au moyen des oscillations, et qui ne pouvait être rendue sensible parles réactifs chimiques. Ce célèbre physicien a reconnu en outre , sans donner des mesures exactes, que la plus grande partie des matières animales et végétales paraissent éprouver une plus grande influence de la part des barreaux magnétiques , que les métaux purifiés par la méthode ordinaii'e.
228. M. Biot s'est servi du procédé de Coulomb pour découvrir de très-petites quantités de fer dans les minéraux, par exemple dans deux espèces de mica différentes, l'une qui venait de Sibérie, et l'autre de Zinwald en Bohême.
Ayant coupé plusieurs lames rectangulaires de même dimension , il les fit osciller chacune séparément entre deux forts barreaiix. La lame de mica de Zinwald exécuta 12 oscillations en 55 secondes, tandis que l'autre n'en fit que 7 dans le même temps. Les forces magnétiques étaient donc entre elles comme les carrés de ces nombres, c'est-à-dire comme i44'49- En considérant ces forces comme proportionnelles aux quantités d'oxide
â86 ACT. DES AIM. Stttl TOCS LES CORPS EN REPOS.
de fer combinées , lo mica de Zimvald devait contenir 20 centièmes de cet oxide , et l'autre 6,8. Ce résultat s'accord(! avec celui de l'analyse cliimi(|ue.
Ce procédé peut être employé avec avantage pour déterminer approximativement la quantité de fer cpii est contenue dans un minéral; mais connue le nombre d'oscillations dans le même temps est quekpiefois plus considérable avec certains corps qu'avec les lames de mica, bien que l'analyse ne reconnaisse pas dans ces corps la j)résence du fer. on doit se tenir en garde contre de semblables indications (|ui peuvent induire en erreur.
229, Pour analyser les pbénomènes magnétiques développés dans tous les corps par l'influence d'aimants trèsénergi(|ucs, il faut suivre une marclie particulière, qui va nous monti'cr d'autres effets que ceux qui ont été découverts par Coulomb.
M. [laiiy a imaginé un piocédé qu'il a nommé le double niagitt'tiiine^ à l'aide du(pu'l il est parvenu à découviir de petites (pianlités de fer dans les minéraux. Ce procédé consiste à faire prendre à une aiguille aimantée une direction perpendiculaire à celle qu'elle a ortlinairemeiît. On place pour cela, dans le plan liorizontal de l'aiguille et dans sa direction, un petit bai'reau aimanté, avec la condition que les pôles de même nom soient en regard : alors, en approcbant lentement le barreau de l'exlrt-mité de l'aiguille, celle-ci se dévie de sa direction et finit par en prendre inie (pii lui est perpendieuUiire. Ces effi'ts résultent des actions eond)inées des pôles du barreau et de ceux de la terre sur le magnétisme de l'aiguille. Dans cette position, il faut une action très-fail)!e pour (pie l'aiguille pirouette, c'est-à-dire pour ({ue son pôle austral vienne se placer vis-à-vis du pôle boréal du barreau.
Si l'on aîiit sur l'aiguille avec un bari'eau aimanté qui n'est plus dans son plan, et mettant en regai-d les pôles de nom contraire, elle ne cbasige pas de direction tant que le point de suspension est en dehors du bar-