CHAPITRE PREMIER
passèrent f\o°. L'effet produit ne variait ni dans sa direction ni dans son degré , lorsqu'on se servait d'un cordon court et épais, ou même de quatre cordons épais, au lieu du fil long et mince. Avec un multiplicateur très-sensible , l'aiguille éprouvait une secousse après chaque décharge.
Les déviations eurent lieu dans le même sens que si nn courant électrique eût passé à travers le galvanomètre, c'est-à-dire, de même que si la surface de la batterie électrique chargée positivement eût été remplacée par le pôle positif de l'appareil voltaïque (si68), et la surface négative par le pôle négatif,
La batterie ayant été mise de côté, l'on établit ensuite les communications de manière à ce que le courant de la machine passât du premier conducteur dans la baguette de décharge, puis à ti'avers le cordon humide, le fil du multiplicateur, et enfin dans le conducteur qui le dispersait. On ])0uvait arrêter ce courant quelques moments en enlevant la baguette de déchai'ge et en arrêtant la machine. L'aiguille fut disposée de telle sorte que lorsque ses oscillations avaient peu d'étendue, il lui fallait a5 battements d'une montre pour effectuer une oscillation.
Le courant venant de la machine traversa le fil du multiplicateur pendant 9.5 battements, ensuite il fut interromj)u pendant aS autres battements, renouvelé pendant 25 battements, et aitisi de suite. L'aiguille commença bientôt à osciller, et l'amplitude de l'oscillation alla jus(|u'à l\o^.
En substituant au cordon mouillé un fil de cuivre, les effets furent tout-à-fait les mêmes. Au lieu de faire passer l'électricité à travers le système avec la baguette de décharge, qui était mise en contact avec le conducteur, on fixa quatre pointes sur la baguette ; quand on faisait passer le couralit, elles étaient suspendues à environ 12 pouces loin du conducteur; dans ce cas, l'aiguille était fortement déviée, et les résultats s'accordaient parfaitement avec les premiers.