‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 287 sur 335 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

une explication du renversement des pôles dans les aiguilles de boussole par des coups de foudre; le mode de renversement doit varier effectivement selon que l'action de rélectricité sur ces aiguilles est différente, selon qu'elle s'exerce, d'un côté ou de l'autre, à une distance plus ou moins grande.

260. Occupons-nous actuellement de l'aimantation dans les hélices, par les décharges électriques.

L'hélice dont M. Savary a fait usage était un cylindre creux de bois de 9 cent, de long, et d'environ 6 millim. -7 de diamètre, autour duquel était enroulé un fil de laiton de o, millim. 180 de grosseur; le bas de l'hélice pouvait avoir 3 millim. de hauteur. En donnant au fil une longueur de o, mètre 80, des aiguilles de i5 mill. de long., d'un ^ de mill. de diamètre, et trempées roides, ont été aimantées par des décharges de plus en plus fortes, il a obtenu les résultats suivants, pour la diu'ée de 60 oscillations, en suivant l'ordre d'intensité croissante des décharges: + 25",6;+ 56', 8; — 38", 2 ; — 25",5 ; + 28",9; 4-27",i; — 42",o;— 33",i; — 57",6; + 27",8;H-2 3",o; + 34",6; — i",i5; +3i",3. Cette série indique que le sens de l'aimantation a changé six fois. M. Savary pense que si l'on diminuait encore la longueur du fil , on obtiendrait peut-être un plus grand nombre d'inversions.

Si l'on augmente la longueur du fil, sans changer la partie roulée en hélice, il faut employer une force plus grande, pour obtenir les premiers changements de signe, mais ensuite il n'y a plus de renversement et on ne trouve plus que des variations d'intensité magnétique. 11 a examiné ensuite le cas oii , le diamètre et la longueur du fil étant les mêmes , on change successivement la longueur, le diamètre et le pas de riiélice, La longueur des hélices , aussitôt qu'elle est égale à sept ou huit fois leur diamètre et deu^ fois plus grande que la longueur des aiguilles, n'exerce plus, ou presque plus, ■ d'influence sur l'intensité magnétique.

M. Arago avait démontré que des aiguilles placées d'une manière quelconque dans l'intérieur d'une grande

/jSa DE l'aimantation par les décharg. élec.

hélice, il mie certaine distance des extrémités, prenaient toutes le mênie degré d'ainianlalion,et que ce degré était ù peu près le niêtne dans deux hélices de différents diamètres et d'inie certaine longueur, pourvu que leurs pas fussent égaux et suifisannnent courts. Quand les spires sont à 3 niillini. de distance , l'action des hélices est en raison inveise du diamètre; mais connue cet accroissement est très-faible, M. Arago, pour le mesurer, a placé l'une dans l'autre les deux hélices qui tournent dans le même sens , en les faisant communiquer pai* les extrémités des fils qui les recouvrent. On a alors deux courants en sens inverse. L'aimantation est nulle, ou plus ou moins sensible, suivant que les deux hélices ont des fa(;ultés égales ou différentes d'aimantation.

Si les deux hélices, au lieu de toui'iier dans le même sens, tournent en sens contraire, on a des actions qui s'ajoutent; c'est un moyen d'avoir des effets doubles, triples, etc. Voici (juelques résultats (jui montrent que pour des intensités (ie charges électriques tiélerniinées par approximation , l'action <rune décharge est très-différente du double de l'action d'une décharge simple :

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