‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 297 sur 335 · II. 3o · texte numérisé non relu

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466 CONSERV. DK LA PUISS. MAGNléx. DANS, ETC.

fait acquérir par un moyen quelconque. Il s'est servi pour cela de quatre barres circulaires de fer doux, de i8 pouces de long et d'un pouce de diamètre. Ces barres ont été courbées en forme de fer à clieval, et garnies d'une armature de fer doux. Un fil de cuivre, d'environ îio pieds de long, d'un quinzième de pouce d'épaisseur, a été enroulé autour de chaque fer à cheval. On mit ensuite en communication les extrémités de ce fil avec les deux pôles d'une batterie voltaïc|ue , composée d'un seul élément. Pendant que le courant traversait l'hélice, le fer doux supportait un poids de 120 Ijvr.es; en interrompant la communication avec la batterie, le fer à cheval ne supporta plus qu'un poids de 56 livres. Ce poids ayant été enlevé, on mit de coté le fer à chevaî en prenant la précaution de ne pas déranger l'armature. Le pouvoir de suspension du fer à cheval fut essayé cluupie joiu", et on trouva qu'il supportait toujours 56 livres : en enlevant violemment Tarmature, tout le magnétisme disparut.

Cette propriété du fer doux, quand les deux extrémités de la barie sont réunies par ime armature, subsiste pendant plusieurs semaines , et probablement pendant un temps plus considéiable. Les barres en fer à cheval ayant été rendues magnéti(|ues par attouchement et par frottement , on reconnut encore ([ue la polarité subsistait aussi long-temps que l'union entre les extrémités n'était pas interrompue; mais aussitôt qu'elle était détruite, tout le magnétisme disparaissait.

M. Watkins a remar(|ué ({n'en séparant l'armature, si celte séparation arrivait immédiatement après que le fer doux avait été saturé de magnétisme , ou après qu'il avait servi à le conserver pendant quelques semaines, il restait encore au fei' doux une petite quantité de magnétisme libre.

H a remai(|ué, en expérimentant avec des aimants électriques qui pouvaient supporter des poids de 4 à 5oo livres, que lorsque l'armature glissait en avant ou en arrière sur les extrémités de la barre en fer à

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cheval, on ne voyait qu'une ou deux faibles raies, soit sur les pôles, soit sur l'armature; conséquemment il n'y avait eu de contact métallique que dans les endroits où étaient ces raies, et cependant les surfaces étaient aussi polies que si on les avait rendues telles. 11 en a conclu que le pouvoir de suspension des aimants électriques était dépendant d'une induction complexe; que tous les phénomènes magnétiques appartenant à cette classe d'effets avaient leur origine dans cette influence appelée induction.

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