NOUVEL ÉTAT ÉLEC. DE LA. MATIÈRE, ETC
tact. Le multiplicateur qui servait aux expériences était placé à 8 pieds de distance. Le cylindre de fer doux , avant d'être mis en contact avec les pôles, fut introduit d'avance dans la spirale creuse composée, dont les bouts, réunis à leurs extrémités, avaient été mis en communication avec le mutiplicateur. Le développement de l'électricité fut si puissant, que l'aiguille fît plusieurs révolutions de suite , et tous les effets exposés précédemment se reproduisirent.
En supprimant les hélices, et passant les fds du multiplicateur sur la barre de métal, comme l'indique la fig. I lo , l'aiguille fut fortement déviée. Connue on devait s'y attendre, M. Faraday obtint des effets également puissants lorsque la spirale avec son cylindre de fer furent placés h peu de distance des pôles magnétiques.
Toutes les expériences précédentc^s pi'ouvent de la manière la plus évidente le dégagement de l'électricité par l'influence du magnétisme ordinaire.
§ IV. Nouvel état électrique de la matière pendant V induction.
a-yfï. M. Faraday s'est rendu compte des phénomènes d'induction en supposant un nouvel état électrique dans la matière. 11 admet, en s'aj)puyant sur l'expérience, que, lorsqu'un (11 de métal est soumis à linduction voltaélectrique ou magnéto-électrique, il paraît être dans un état particulier, j)uis(|u'il résiste à la formation d'un courant électrique (jui n'a réellement lieu qu'à l'instant où commence et cesse cet état particulier auquel il a donné le nom ^électro-tonique. Pendant cet état, la matière ne possède aucune des propriétés relatives aux corps électrisés ou aimantés.
M, Faraday considère l'état électro-tonique comme un état de tension, é(|uivalent à un courant électrique au moins égal au courant qui est produit lorsque l'induction a lieu , ou lorsqu'elle est suppi-imée. Il regarde les résultats qu'il a obtenus comme venant à l'appui du