‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 313 sur 335 · CHAPITRE nr · texte numérisé non relu

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magnéto -électrique sont proportionnels à leur faculté conductrice, ainsi que les effets magnétiques de rotation, et qu'il y a très-peu de corps qui soient magnétiques comme le fer. Il range les substances en trois classes, relativement à leurs rapports avec les aimants: dans la première, se trouvent celles qui sont affectées quand elles sont en repos, telles que le fer, le nickel et le cobalt; dans la seconde, les substances conductrices de l'électricité qni sont affectées pendant qu'elles sont en mouvement; dans la troisième se trouvent les substances qui sont parfaitement indifférentes à l'aimant, soit qu'elles se trouvent en repos ou en mouvement.

289. En résumant les nombreuses observations qui ont été faites jusqu'ici sur l'induction électro-magnétique, on voit que si un fil métallique, d'une longueur limitée, est mis en mouvement de manière qu'il coupe une courbe magnétique, il se développe pendant cette action une puissance qui tend à faire traverser le fil par un courant électrique ; mais un tel courant ne peut pas naître sans qu'il existe de l'électricité aux extrémités du fil, pour la décharge et le renouvellement du courant.

Si un second fil est mis en mouvement dans la même direction que le premier, la même puissance exerce son action sur lui, et il ne peut altérer la condition du premier ; mais si ce second fil est mû avec une vitesse différente ou dans une autre dir'ection, il y a alors différence dans la force qui se développe; et si l'on joint les fils à leurs extrémités, ils sont traversés par un courant électrique.

En prenant une masse de métal ou un fil d'une longueur indéfinie, et mobile par rapport aux pôles d'un aimant considéré comme un centre d'action, si toutes les parties de la masse ou du fil sont mues dans une même direction, avec la même vitesse angulaire et à travers des courbes magnétiques d'une intensité constante, on n'obtiendra aucun courant électique.

Si une portion du fil ou du métal coupe les courbes magnétiques tandis que le reste demeure stationnaire,

494 CONSlDléR. SUR LA. NAT. DES COUR. INDUITS.

il y a alors développement de courant. SI le mouvement du métal a lieu dans une même direction, mais avec des vitesses angulaires différentes pour les différentes parties relativement aux pôles de l'aimant, il y a alors formation de courant : c'est ce que montre l'expérience de M. Ai-ago.

Si c'est 1 aimant qui est mis en mouvement, il y a encore des courants, mais qui, au lieu de se trouver dans la direction de son mouvement, sont dirigés transversalement à cette direction.

Si différentes parties sont mises en mouvement avec des vitesses égales, mais dans des directions opposées, à travers les courbes magnétiques , on obtient alors le maximum de l'effet.

§ VIII. Considérations sur la nature des courants induits.

290. Il existe une analogie frappante entre les courants procluits par l'influence d'un aimant dans les hélices et les courants hydio-électriques, et une différence mar(|uée entre ces courants et ceux qui sont d'origine caloiifKjue. Les deux premiers ne sont pas interrompus, quoi(ju'ils diminuent de force, quand une portion de liquide se trouve placée dans le circuit, tandis que les courants thermo-électriques sont arrêtés. Un nuilliplicateur à mille tours d'un fil très-fin est sensible aux deux premiers courants, et ne l'est pas au dernier; tandis qu'un. multiplicateur à fil court et à gros diamètre est fortement affecté par le courant thermo-électrique, et l'est peu par les deux auti'es courants.

On attribue généralement cette différence à ce que la tension est plus grande dans les piles ou couples hydroélectriques que dans les piles ou couples thermo-électriques. Il fliut donc qu'il y ait aussi une assez forte tension dans l'électricité d'où émanent les courants produits par l'influence d'un aimant.

M. Peltier a imaginé une expérience ihtéressante , qui

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