CONSIDÉR. SUR LA NAT. DES COUR. INDUITS
la résistance des longs conducteurs ou des corps mauvais conducteurs est plus facilement vaincue.
Quoique le courant produit avec une seule hélice, ou dans les cinq hélices réunies bouts à bouts, agisse de la même manière sur un multiplicateur à un tour, les résultats consignés dans le dernier tableau montrent que le courant dans le second cas n'est pas le même que dans le premier, puisqu'il devient apte à franchir de plus grandes dislances que l'autre. Il paraît donc, d'après cela , que le courant développé dans la première hélice, en passant dans la seconde, éprouve une modification de la part de celui qui y est produit; ce courant ainsi modifié, en traversant la troisième, reçoit encore une nouvelle modification, etc.
M. Peltier a prouvé que l'on était conduit aux mêmes conséquences en remplaçant l'aimant par une double hélice, dans laquelle on fait passer un courant voltaïque, soit dans les deux hélices, en réunissant les deux l)outs A et B, soit en opérant la jonction de A avec B'.
29 (. Dans les phénomènes therino - électriques, on retrouve des effets semblables à ceux qui ont été observés par M. Peltier, et qui ont l'avantage d'être mesurés de manière à pouvoir déterminer leurs rapports réciproques.
Prenons un fil composé de fils alternatifs cuivre, fer, cuivre, fer, etc., soudés bout à bout, et dont les deux bouts extrêmes cuivre et fer sont en communication avec un multiplicateur.
Maintenant si l'on élève la température d'une des soudures , tandis que celles des autres sont maintenues à zéro, l'aiguille aimantée est déviée d'un certain nombre de degrés, et l'on peut, au moyen des tables que nous avons données , connaître la force électro-dynamique qui correspond à cette déviation.
Au lieu de se borner à élever la température d'une soudure à 10°, par exemple, chauffons au même degré, non pas la soudure qui vient ensuite, mais celle qui suit celle-ci, pour avoir un courant dirigé dans le môme