CONSIDER. SUR LA NAT. DES COUR. INDUITS
Ces particules électriques polarisées qui sont en repos doivent communiquer au circuit d b' une propriété quelconque. Ne constitueraient-elles pas par hasard le magnétisme (jui se développe dans tous les corps placés entre les pôles opposés de deux forts barreaux librement suspendus, car on ne peut réellement attribuer cette propriété à de très-petites quantités de fer? Ces aiguilles, (juand elles sont librement suspendues, obéiraient à l'action des aimants , par suite de l'action de ces derniers sur les particules électriques polarisées qui sont en repos.
()n peut nous objecter que les corps les plus mauvais conducteurs de l'électricité, tels que le bois, le verre, la gomme laque, etc., se comportent entre les aimants comme les métaux. A cela nous répondrons qu'il doit se produire également des courants, mais qui ne peuvent être accusés par le multiplicateur; la raison en est toute simple : lorsque les deux principes électriques sont séparés en un point quelconque d'un corps, une partie se recombine sur ce point et l'autre, en suivant tous les conducteurs qui se présentent à eux; mais si le corps est un mauvais conducteur, la recomposition s'effectue au point niême; cependant si l'une des électricités est attirée par une cause quelconque, et l'autre repoussée, celle-ci n'a plus la vitesse suffisante pour constituer un courant, et elle s'écoule lentement sans réagir sur le multiplicateur.
Au surplus, on sait (pie tous les corps renferment du fluide neutre, que ce fluide soit de l'étlier ou toute autre matière subtile, peu importe, et que lorsqu'on le place sous l'influence d'un corps électrisé , il est décomposé , l'électricité de nom contraire est attirée et l'aulre est repoussée; pareil phénomène doit se reproduii'e, mais avec des modifications, quand un corps conducteur est placé sous l'influence d'un fil de métal parcouru par un courant électiique. En effet, supposons, pour fixer les idées, qu'une particule d'électricité positive soit placée sur un corps , elle attirera à elle une particule d'électricité négative du corps voisin, et si