‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 34 sur 335 · INTENSITE · texte numérisé non relu

INTENSITE

cnRRESPOND.\NTE

du courant.

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Nous voyons que l'intensité i i , du courant produit par les températures loo*^ et 5o°, dans la deuxième expérience, est éguli; à la différence des Intensités 22 et II des courants obtenus dans la première expérience, pour les températures 100 et 5o° de la même soudure, l'autre étant à zéro. De même l'intensité 20, deuxième

expérience, est égale à la clilt'creiice des intensités 3i et 1 1 , première expérience, corresjjondantes aux températures I 5o et loo**; ainsi ilc suite. Concluons de là cette règle, que dans le circuit fer et cuivre, lorsqu'on élève chacune des soudures à imc ti nipérature différente, l'intensité du courant est ('"'aie à la différence des intensités du courant produit successivement par chacune de ces températures, l'autre étant à zéro, et non, comme on aurait j)u le croire, à l'intensité du courant (jui résulte d'iuie difiérence seule de température.

Le courant est dû au mouvement de la chaleur dans cliacpie métal , et non à des effets chimi(|ues résultant de l'ac tion de l'oxigène sur les métaux. Pour \e prouvei', on prend une cloche en verre dans laquelle on pratique deux ouvertures latérales, à chacinie desc|uelles on fixe, avec du mastic, un douhie crochet en platine, (jui est mis en communication intérieurement avec l'un des houts du fil fer et cuivre, et extérieurement avec le multiplicateur. On fait le vide sous la cloche, dans laquelle on introduit ensuite du gaz hydrogène bien sec; on élève ensuite la température des points de jonction cuivre et fer avec une lentille qui concentre les rayons solaires sur ces points : on a aussitôt un courant électrique dirigé dans le même sens que celui qui est produit. Le courant ne peut donc être attribué qu'au mouvement de la chaleur.

Nous savons ce (|ui se passe dans un circuit composé de deux métaux, quand on fait varier la température des deux soudures ; nous allons voir la marche que suit l'intensité du courant , lorsque l'une des soudures ayant une température constante , on élève successivement celle de l'autre.

Si l'on opère avec un circuit platine et palladium, on trouve que depuis o jusqu'à 35o°, pour chaque accroissement égal de tempcu'ature, l'intensité du courant croît de la même quantilt*; mais il n'en est pas de même dans les circuits où se trouvent d'autres métaux , du moins au-delà de certaines limites, car la loi des inten-

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