‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 41 sur 335 · C. cuivre, platine =z i3,3o · texte numérisé non relu

C. cuivre, platine =z i3,3o

et pour l'autre, fer platine=^ 5f , i , valeur sensiblement semblable à la première. Cette vérification doit inspirer toute confiance dans les résultats qui ont servi de base à nos calculs.

Jusqu'ici il n'a été <juestion que des pbénomènes thei-mo-éloctriquos produits dans des cirouils tout métalliques; on peut on obtenir aussi dans des circuits où se trouvent des corps qui sont rangés paimi les condu(Ueurs médiocres. M. Nobili (i) nous en a donné un exemple. Cet babilc pbysicien prend de la pâte d'argile, et en forme différents petits bâtons cylindriques de la longueur de i ou 3 pouces et de 3 à 4 ligues de diamètre, et entoure l'extrémité de cbaque cylindre de coton imbibé d'un liquide conducteur, qui sert à les mellre en communication directe avec un multiplicateur. Une des extrémités libres est amincie en pointe, et, après l'avoir

i) Bibliothèque de Genève, t. xxxvii, p. 74.

échauffée au rouge à la flamme d'une lampe, il l'applique avec pression sur l'extrémité froide de l'autre cylindre : il se produit alors un courant qui va de la partie chaude à la partie froide. Cet effet est dû à la réaction l'une sur l'autre de deux portions de l'eau qui n'ont pas la même température.

§ m. Du dégagement de V électricité par ht chaleur dam diverses substances minérales cristallisées.

Nous n'avons plus à nous occuper que des effets de la chaleur dans les corps mauvais conducteurs. On conçoit parfaitement que, dans les corps conducteurs, il ne puisse y avoir que des courants électriques, puisque les deux électricités se recombinent aussitôt qu'elles sont dégagées; mais dans les autres corps, elles restent plus ou moins de temps sépai-ées, et il doit en résulter des effets de tension. Commençons par étudier ces effets dans les corps cristallisés, dont la forme déroge à la loi de symétrie, attendu que les sommets n'étant pas composés de faces semblables , la chaleur ne doit pas se propager de la même manière de chaque coté.

Les Hollandais nous ont apporté des Indes orientales, et surtout de l'île de Ceylan , un minéral très-court , auquel les naturels ont donné le nom de tournamal ou tire-cendres, en raison de la propriété dont il jouit d'attirer les cendres quand on le jette dans le feu.

Quelques-unes des propriétés de cette pierre ont été consignées pour la première fois, parLémery, dans l'Histoire de rAcadén>ie des Sciences pour l'année 17 17. Il annonça que ce minéral jouit de la propriété , après avoir été chauffé, d'attirer et de repousser les coi'ps légers qu'on lui présente, là la manière d'un corps électrisé.

^pinus est le premier qui ait prouvé que les attractions et lépulsions de la tourmaline étaient dues à l'action du fluide électrique. Il remarqua aussi le premier la polarité, c'est-à-dire la propriété dont jouit ce miné'

6o DÉGAG. DE l'ÉLEC. DANS LES SUBST. MINER.

ral d'avoir ses deux extrémités dans deux états électriques contraires (i). 11 aperçut également une luetu* électrique en approchant dans l'obscurité un corps conducteur d'une tourmaline placée sur un fer cliaud.

Canton ( dans un Mémoire lu à la Société royale de Londres en I75() ) avança ({ue la tournialine n'est électrique que lorsque la température monte ou descend. ] On lui doit aussi cette observation importante que, lorsqu'une tourmaline a acquis la polarité électrique, si on la casse en deux, chaque fragment possède la polarité, avec cette condition que les parties séparées sont douées d'une électricité contraire. Voici les principaux effets électriques de la tourmaline :

L'une des extrémités, quand elle est chauffée, prend l'électricité positive, et l'électricité négative lorsqu'elle se trouve dans un état de refroidissement; les mêmes causes produisent des effets contraires à l'autre extrémité.

L'état électrique peut varier de cinq manières :

A l'un des pôles : A l'autre :

(■+■) (o)aa passage.

Le premier état a lieu lorsque toute la surface de la pierre est exposée également à un refroidissement ou à un échauffement.

(i) Mémoires de l'Acadéniie des Sciences et Belles-Lettres de Berlin , 1766, et Recueils de différents Mémoires sur la tourmaline , Pétersbourg, 1762.

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